Points Clés
- Un slogan populaire montre que les manifestants rejettent le régime dans son ensemble.
- Le slogan « Ni Gaza ni Liban » existe depuis au moins 2009.
- Les manifestants sont frustrés par bien plus que les difficultés quotidiennes.
Résumé Rapide
Les manifestations qui se déroulent actuellement en Iran suggèrent que les facteurs à l'origine du mécontentement sont multiples et vont bien au-delà de simples griefs économiques. Bien que l'instabilité financière soit souvent citée comme un moteur principal des troubles civils, la rhétorique spécifique émergeant des rues pointe vers un mécontentement politique plus profond.
Le point central de cette évolution est la résurgence d'un cri de ralliement spécifique : « Ni Gaza ni Liban. » Ce slogan, qui fait partie du lexique politique depuis au moins 2009, sert d'indicateur clair de l'état d'esprit des manifestants. Il signale que les participants ne sont pas simplement frustrés par les difficultés quotidiennes telles que l'inflation ou le chômage. Au lieu de cela, le slogan représente un rejet fondamental de la politique étrangère du régime et de sa position idéologique plus large. La répétition de cette phrase spécifique suggère un effort coordonné et conscient pour exprimer une opposition aux interventions régionales du gouvernement.
Le cri de ralliement « Ni Gaza ni Liban »
Le slogan « Ni Gaza ni Liban » est devenu une caractéristique définissante des manifestations actuelles. Cette phrase n'est pas nouvelle dans le paysage politique iranien ; ses origines remontent à au moins 2009. Cependant, sa réapparition dans le climat actuel revêt une signification considérable. Elle sert de marqueur verbal distinguant ces protestations des précédentes démonstrations axées sur l'économie.
En invoquant les noms de Gaza et du Liban, les manifestants s'adressent directement aux engagements de politique étrangère du régime iranien. Ces lieux sont symboliques du soutien militaire et financier du gouvernement à des groupes proxies au Moyen-Orient. Le slogan communique efficacement le désir que l'État privilégie les problèmes nationaux aux dépens des engagements extérieurs.
La persistance de ce slogan spécifique au fil des années indique un sentiment constant parmi un segment de la population iranienne. Elle met en lumière un désaccord de longue date avec l'allocation des ressources nationales à des causes étrangères alors que les citoyens font face à des difficultés à la maison.
Au-delà des griefs économiques
Alors que l'instabilité économique est un déclencheur visible de troubles, les manifestations actuelles se définissent par un rejet du régime dans son ensemble. L'accent mis sur le slogan « Ni Gaza ni Liban » déplace le récit de la survie financière vers l'idéologie politique. Il suggère que la population est lassée des coûts géopolitiques associés aux stratégies de l'administration actuelle.
Ce changement de rhétorique indique que les manifestants recherchent un changement systémique plutôt que de simples ajustements de politique. Le rejet de l'empreinte régionale du régime est un rejet du régime lui-même. Cela implique que la légitimité du gouvernement est remise en question sur la base de ses priorités et de la manière dont il gère la position de la nation dans la région.
Par conséquent, les troubles ne peuvent être uniquement classés comme une réaction à l'inflation ou à un manque d'opportunités économiques. C'est une déclaration politique. Les manifestants articulent une vision pour l'Iran qui est distincte de la trajectoire actuelle, une vision moins impliquée dans les conflits régionaux et plus axée sur la stabilité interne.
Contexte historique et continuité
Le fait que les manifestations actuelles fassent écho à des slogans de 2009 démontre une continuité du dissentiment. Elle relie le moment présent aux mouvements passés, suggérant que les griefs sous-jacents n'ont pas été résolus. La récurrence de ce slogan spécifique sert de lien historique, rappelant aux observateurs que ces sentiments ont des racines profondes.
Cette continuité suggère que le rejet de la politique étrangère du régime est un thème persistant dans les troubles civils iraniens. Ce n'est pas une réaction éphémère à un événement unique, mais une critique soutenue de la manière dont l'État mène ses affaires. La pérennité du slogan « Ni Gaza ni Liban » souligne la résilience de cette demande politique spécifique.
En examinant l'histoire de ce slogan, nous pouvons comprendre les manifestations actuelles comme faisant partie d'un récit plus large. C'est le récit d'une population qui exige un gouvernement reflétant ses priorités domestiques et qui se désengage de ce qu'elle perçoit comme des enchevêtrements étrangers coûteux et inutiles.


