Points Clés
- Jodie Hughes a déménagé d'Angleterre en France en 2017 après avoir quitté son poste de paralegal.
- En France, une pause déjeuner de deux heures est habituelle, et manger à son bureau est mal vu.
- Les employés ont légalement droit à une « déconnexion » des appels et e-mails liés au travail en dehors des heures de travail.
- Les travailleurs en France doivent généralement prendre au moins deux semaines de vacances consécutives.
- Hughes a reçu plus de cinq semaines de congés annuels sa première année, plus 11 jours fériés.
Résumé Rapide
Après s'être installée d'Angleterre en France en 2017, Jodie Hughes a dû s'adapter à un nouvel environnement professionnel et social. La transition a impliqué de naviguer dans des codes de politique complexes, des salutations sociales aux normes du lieu de travail. Les principales surprises ont inclus l'importance culturelle des repas et la différence substantielle en matière de temps libre rémunéré.
Malgré les défis initiaux, l'expérience s'est avérée enrichissante. L'approche française de l'équilibre vie professionnelle-vie personnelle, incluant un temps de loisir légalement protégé, a offert une nouvelle perspective sur la vie professionnelle. Les sections suivantes détaillent les différences culturelles spécifiques rencontrées durant ses huit années de séjour.
Naviguer dans l'étiquette sociale et professionnelle
L'intégration au lieu de travail français a présenté des obstacles immédiats pour Jodie Hughes. Commencer un nouveau poste seulement trois jours après son arrivée à Paris signifiait une courbe d'apprentissage abrupte. L'un des premiers défis fut de maîtriser les nuances de la langue française, spécifiquement la distinction entre le formel « vous » et l'informel « tu ».
Les règles régissant l'utilisation de tel ou tel pronom ont été décrites comme nébuleuses au mieux, créant un véritable champ de mines pour une nouvelle recrue étrangère. Au-delà de la langue, elle a dû s'adapter à des normes sociales différentes. Une coutume surprenante était l'attente de saluer tout le monde entrant dans un ascenseur et de leur souhaiter une bonne journée en sortant. Cette pratique, également courante dans les salles d'attente médicales, contrastait fortement avec l'évitement du contact visuel et le silence typiques en Angleterre.
Le rituel sacré des repas 🥐
L'approche française de la nourriture et de la restauration au bureau fut une révélation. Les repas sont sacrés, et manger à son bureau est généralement mal vu. À la place, les collègues s'assoient ensemble autour d'une table pour savourer leur nourriture. Cette valeur culturelle se reflète dans la pause déjeuner, qui dure généralement deux heures.
La qualité de la nourriture disponible fut également une agréable surprise. Les cafétérias de bureau proposaient des menus tournants avec des plats haut de gamme comme le canard et la paella, des desserts réalisés par un chef pâtissier professionnel, et du pain frais auprès de boulangers locaux. Ces repas étaient fortement subventionnés par l'employeur, souvent rendus gratuits. De plus, il est considéré comme tout à fait acceptable de boire une boisson alcoolisée pendant la journée de travail. Hughes a noté avoir été servie plus de champagne durant ses deux premiers mois au bureau que durant toute sa vie précédente, y compris lors du petit-déjeuner d'adieu d'un collègue à 11h30.
Une nouvelle perspective sur l'équilibre vie professionnelle-vie personnelle
Peut-être la découverte la plus transformatrice fut l'accent mis par les Français sur l'équilibre vie pro-vie perso. La culture compétitive d'arriver tôt et de partir tard, courante en Angleterre, était totalement absente. À la place, le temps de loisir est farouchement protégé, et les employés ont un droit légal à la déconnexion des communications liées au travail en dehors des heures de bureau.
Quand il s'agit de vacances, la différence est saisissante. Jodie Hughes était au départ persuadée d'avoir mal traduit ses droits en apprenant qu'elle avait plus de cinq semaines de congés annuels sa première année, sans compter les 11 jours fériés. C'était une augmentation significative par rapport au maximum de quatre semaines auquel elle avait droit en Angleterre. La loi française oblige les travailleurs à prendre au moins deux semaines de vacances consécutives, souvent en juillet et août, ce qui amène une grande partie du pays à s'arrêter pendant l'été.
Conclusion : Une expérience agréable et surprenante
S'adapter aux normes du lieu de travail radicalement différentes en France a été un véritable montagnes russes pour Jodie Hughes. De la navigation dans l'étiquette sociale complexe à l'adoption de longs déjeuners centrés sur la nourriture et de politiques de vacances généreuses, le parcours fut rempli de surprises. Bien que certains ajustements aient été difficiles, l'expérience globale fut écrasante de positivité.
Le changement de perspective sur l'équilibre vie professionnelle-vie personnelle s'est avéré être l'une des parties les plus incroyables de l'expatriation. Finalement, l'expérience fut aussi agréable que surprenante, démontrant l'impact profond que l'immersion culturelle peut avoir sur la vie professionnelle et personnelle de quelqu'un.
« Les règles autour de qui l'on tutoie et qui l'on vouvoie sont nébuleuses au mieux — et un véritable champ de mines pour un (nouveau) recrue étrangère. »
— Jodie Hughes
« On m'a servi plus de champagne durant mes deux premiers mois au bureau que je n'en avais bu, au total, durant toute ma vie jusqu'à ce point. »
— Jodie Hughes
« J'avais plus de cinq semaines de congés annuels ma première année, et cela ne comprend pas les 11 jours fériés. »
— Jodie Hughes
