Points Clés
- Le déficit du budget fédéral pour 2025 s'est élevé à 2,6 % du Produit Intérieur Brut, ce qui correspond aux attentes du gouvernement de l'automne précédent.
- Le déficit réel était cinq fois plus élevé que le montant initialement prévu au début de l'exercice.
- Les recettes pétrolières et gazières ainsi que les revenus non pétroliers ont tous connu une baisse, contribuant au déficit budgétaire.
- Le Ministère des Finances a réussi à contenir la traditionnelle poussée des dépenses de décembre en maîtrisant les dépenses.
- Pour la première fois en trois ans, le déficit budgétaire a été couvert sans utiliser les fonds du Fonds National de la Richesse.
Résumé Rapide
Le budget fédéral de 2025 s'est soldé par un déficit de 2,6 % du PIB, un chiffre qui correspond aux attentes du gouvernement de l'automne précédent. Ce résultat représente toutefois une augmentation significative de cinq fois par rapport aux plans financiers initiaux établis au début de l'année.
Malgré un environnement économique difficile marqué par des recettes en baisse, le Ministère des Finances a réussi à exercer un contrôle sur les dépenses. Une réussite majeure notée dans les données préliminaires a été l'évitement du Fonds National de la Richesse pour la couverture du déficit, s'écartant de la stratégie financière employée durant les trois années précédentes.
Les Chiffres du Déficit
Le résultat budgétaire final pour 2025 s'est établi à un déficit de 2,6 % par rapport au Produit Intérieur Brut. Bien que ce chiffre se situe dans la fourchette des prévisions officielles publiées à l'automne, il contraste fortement avec les objectifs beaucoup plus optimistes fixés au début de l'exercice. Le déficit réel était cinq fois plus élevé que celui initialement projeté.
Cet écart entre la projection et la réalité met en lumière la volatilité du paysage fiscal. Le gouvernement avait initialement prévu un budget beaucoup plus serré, mais les changements économiques ont nécessité une révision des attentes.
Le déficit était principalement dû à une baisse des flux de recettes. Tant les revenus des hydrocarbures que les autres recettes non pétrolières ont connu une baisse, mettant la capacité de l'État à financer ses obligations sans emprunter sous pression.
Les Défis des Recettes
L'exercice 2025 a été marqué par une contraction des principales sources de recettes. Le Ministère des Finances a signalé une baisse des recettes pétrolières et gazières, qui constituent traditionnellement la colonne vertébrale du budget fédéral. La performance de ce secteur est souvent liée aux prix mondiaux de l'énergie et aux niveaux de production.
Compliquant la situation, les recettes non pétrolières et gazières ont également connu un recul. Cette double pression sur les sources de revenus a créé un environnement difficile pour la planification et l'exécution du budget tout au long de l'année.
L'effet cumulatif de ces baisses de recettes a entraîné un déficit significatif par rapport aux hypothèses initiales du budget. Cela a nécessité une approche plus agressive pour gérer les obligations financières de l'État.
La Discipline de Dépense
Face à la baisse des recettes, le Ministère des Finances a mis en œuvre des mesures pour restreindre les dépenses durant les derniers mois de l'année. Cet effort a été particulièrement visible en décembre, un mois historiquement associé à une augmentation significative des dépenses publiques, souvent appelée la « poussée budgétaire ».
Selon les données préliminaires du ministère, la poussée des dépenses de décembre 2025 a été « plutôt modérée » par rapport aux schémas typiques. Cela suggère un effort délibéré pour clôturer l'année sans un déboursement excessif de fonds de dernière minute.
La capacité à maîtriser les dépenses au quatrième trimestre a été un facteur crucial pour maintenir le déficit au niveau de 2,6 %. Sans cette discipline, le déficit aurait pu s'élargir davantage, dépassant potentiellement la prévision d'automne.
Une Victoire Stratégique
Peut-être que la réalisation la plus significative de l'année budgétaire 2025 a été la décision de préserver le Fonds National de la Richesse. Contrairement aux trois années précédentes, où les fonds de réserve ont été utilisés pour combler les lacunes budgétaire, l'année 2025 a vu le déficit couvert par d'autres moyens.
Cette démarche représente un changement stratégique dans la gestion fiscale. En évitant l'utilisation de ces réserves, le gouvernement conserve une marge de manœuvre pour les incertitudes économiques futures.
La préservation du fonds est considérée comme un résultat positif au cours d'une année budgétaire par ailleurs difficile. Elle démontre une capacité de retenue financière et de planification stratégique même sous pression.
Perspectives
Le budget de 2025 clôt un chapitre défini par la volatilité des recettes et le contrôle stratégique des dépenses. Le déficit de 2,6 %, bien qu'élevé par rapport aux plans initiaux, a été géré dans les limites des attentes révisées.
La décision de laisser le Fonds National de la Richesse intact établit un précédent pour les exercices budgétaires futurs. Cela suggère une préférence pour surmonter les déficits par des ajustements opérationnels plutôt que par l'épuisement des réserves à long terme.
Alors que l'économie entre dans le prochain cycle budgétaire, les leçons de 2025 influenceront probablement les stratégies budgétaires. L'accent restera sur l'équilibre entre les flux de recettes et les besoins de dépenses tout en protégeant les réserves nationales.
Foire Aux Questions
Quel était le déficit budgétaire final pour 2025 ?
Le budget fédéral a clos 2025 avec un déficit de 2,6 % du PIB. Ce chiffre était conforme aux prévisions gouvernementales de l'automne mais était cinq fois plus élevé que le plan initial fixé au début de l'année.
Pourquoi le déficit a-t-il dépassé les projections initiales ?
Le déficit plus important que prévu était causé par une baisse des recettes pétrolières et gazières ainsi que des revenus non pétroliers. Ces recettes en baisse ont créé un écart qui a nécessité le déficit plus élevé.
Comment le gouvernement a-t-il géré les dépenses en 2025 ?
Dans les derniers mois, le Ministère des Finances a réussi à restreindre les dépenses. Cet effort a abouti à une poussée budgétaire de décembre « plutôt modérée », qui est traditionnellement une période de dépenses élevées.
Les réserves nationales ont-elles été utilisées pour couvrir le déficit ?
Non, le déficit n'a pas été couvert par le Fonds National de la Richesse. Cela marque un changement par rapport aux trois années précédentes, où les fonds de réserve étaient utilisés pour équilibrer le budget.









