Points Clés
- La ville de Ribeirão Preto prévoit 698 millions de R$ de recettes IPTU pour 2026.
- Plus de 210 000 propriétaires sont actuellement en défaut, ce qui entraîne un manque à gagner de 38 millions de R$ pour l'année.
- La dette fiscale cumulée dans la ville a atteint 400 millions de R$.
- La facture fiscale comprend une augmentation de 4,49 % basée sur l'indice INPC.
- Un Programme de Récupération Fiscale (Refis) en décembre 2025 a généré 18 millions de R$ provenant de 58 706 transactions.
Résumé Rapide
L'administration de la ville de Ribeirão Preto a projeté un recouvrement de 698 millions de R$ pour l'impôt sur les propriétés et les terrains urbains (IPTU) pour l'exercice 2026. Les factures fiscales sont distribuées jusqu'au 29 janvier, bien que les propriétaires puissent déjà consulter leurs factures sur le site web du Secrétariat aux Finances. La valeur fiscale reflète une augmentation de 4,49 % liée à l'Indice National des Prix à la Consommation (INPC) accumulé de novembre 2024 à octobre 2025.
Malgré la projection de recettes, la ville anticipe un manque à gagner important dû au non-paiement. Environ 210 000 propriétaires n'ont pas payé leurs impôts, ce qui conduit à un défaut anticipé de 38 millions de R$ pour l'année. Lorsqu'on combine cela avec les dettes des années précédentes, le montant total en attente atteint 400 millions de R$. La municipalité compte sur ces fonds pour financer les services essentiels, avec 25 % des recettes obligatoires pour l'éducation et 15 % pour la santé.
Options de Paiement et Délais
Les propriétaires à Ribeirão Preto disposent de deux méthodes principales pour régler leurs obligations IPTU. La première option est un paiement unique, qui donne droit à une réduction de 10 % sur le montant total. La seconde option permet de diviser l'impôt en jusqu'à 12 mensualités. Pour les deux plans de paiement, la date limite pour le premier paiement (ou le paiement unique) est fixée au 30 janvier 2026.
Les résidents peuvent accéder à leurs factures fiscales et effectuer des demandes via plusieurs canaux. Le Secrétariat aux Finances a mis les documents à disposition en ligne via son site officiel, nécessitant uniquement le numéro d'enregistrement de la propriété. De plus, les demandes peuvent être effectuées dans les centres de service Poupatempo ou par email à l'adresse iptu.fazenda@rp.ribeiraopreto.sp.gov.br.
Gestion de la Dette et Conséquences 📉
La municipalité fait face à un défi avec la délinquance fiscale, la dette cumulée atteignant 400 millions de R$. Selon Fernando Soares, le Secrétaire Municipal aux Finances, les propriétés dont les dettes datent de plus d'un an sont enregistrées dans la liste de la dette active de la ville. Il a expliqué que les retards vont de deux à vingt ans. Bien que les retards mineurs soient gérés par des efforts de recouvrement administratif, les dettes à long terme passent en procédure judiciaire, ce qui peut entraîner des restrictions de crédit pour le débiteur.
Les experts juridiques soulignent la gravité de l'ignorance de ces obligations. João Vitor Almeida, spécialiste du droit fiscal, avertit que l'action judiciaire par la municipalité met les propriétaires en danger de perdre leurs actifs. Le processus peut impliquer le gel des comptes bancaires, la saisie des véhicules et, en fin de compte, le blocage de la propriété elle-même. Almeida conseille vivement aux contribuables de régler les dettes immédiatement plutôt que de faire face à l'application municipale.
Résultats du Programme de Récupération Fiscale
Pour lutter contre les niveaux élevés de délinquance, l'administration de la ville a lancé le Programme de Récupération Fiscale (Refis) en décembre 2025. Cette initiative a offert une fenêtre aux débiteurs pour régulariser leur statut, offrant des incitations et des remises pour encourager le paiement. Le programme n'est pas offert annuellement pour éviter d'encourager la délinquance, mais sert d'outil stratégique pour récupérer des fonds sans recourir immédiatement aux tribunaux.
Selon le Secrétaire aux Finances, le programme a été un succès dans sa période limitée. À la mi-décembre, la ville avait traité 58 706 transactions, totalisant 18 millions de R$ de revenus récupérés. La majorité des participants ont cherché à régulariser leurs dettes fiscales immobilières spécifiquement. Le Secrétaire Soares a déclaré : "La ville, à travers le Refis qui s'est terminé en décembre, crée des incitations, donne des remises pour que les gens puissent faire cette renégociation. Il est clair que cela n'existe pas tous les ans, car nous ne pouvons pas encourager cette délinquance, mais c'est aussi l'une des manières dont nous pouvons faire cette incitation."
"C'est ce que nous appelons la dette active. Il y a divers retards de 2, 3, 5, 20 ans de retard. Selon un retard plus faible, nous essayons d'encourager en faisant quelques recouvrements administratifs et, à moyen et long terme, cela passe déjà pour le judiciaire et la personne peut se retrouver avec une restriction de crédit."
— Fernando Soares, Secrétaire Municipal aux Finances
"La municipalité à travers le Refis qui s'est terminé maintenant au mois de décembre crée des incitations, donne des remises pour que les gens puissent faire cette renégociation, il est clair que cela n'existe pas tous les années, car nous ne pouvons pas encourager cette inadimplência, mais c'est aussi une des manières que nous pouvons faire cette incitation."
— Fernando Soares, Secrétaire Municipal aux Finances
"Si le délai est écoulé et qu'il n'a rien fait efficacement pour éteindre la créance fiscale, à partir de là, le Fisc va commencer à exécuter par le bien, soit la saisie des comptes judiciaires, le blocage des véhicules et en dernier recours, dans la plupart des cas, c'est le blocage du bien objet de l'impôt."
— João Vitor Almeida, Spécialiste en Droit Fiscal
"La meilleure chose est de payer. Nous suggérons toujours au contribuable de faire une analyse des dettes et de vérifier avec une personne qui a une certaine connaissance technique pour voir une alternative. Ne jamais laisser à la mercé de la municipalité et sans aucune conclusion proprement liée à cette dette."
— João Vitor Almeida, Spécialiste en Droit Fiscal



