Points Clés
- Ricardo Lewandowski a démissionné de son poste de ministre de la Justice le jeudi 8 janvier 2026.
- Il a invoqué des raisons personnelles et des contraintes politiques, conjoncturelles et budgétaires.
- Il avait pris la tête du ministère en février 2024, après sa retraite de la Cour suprême fédérale (STF).
- Deux propositions de sécurité rédigées sous sa direction – la PEC sur la sécurité publique et le projet de loi Antifacção – restent en attente au Congrès.
- Le secrétaire exécutif Manoel Almeida assurera l'intérim du poste.
Résumé Rapide
Ricardo Lewandowski a officiellement démissionné de son poste de ministre de la Justice, mettant fin à un mandat qui a débuté en février 2024. Il a remis sa lettre de démission au président Lula le jeudi 8 janvier 2026.
Dans sa lettre, Lewandowski a invoqué des razões de caráter pessoal e familiar (raisons personnelles et familiales) pour son départ. Cependant, il a également explicitement mentionné avoir fait face à d'importantes limitações políticas et orçamentárias (limitations politiques et budgétaires) pendant son passage au cabinet.
Malgré ces défis, il a affirmé avoir rempli ses fonctions avec zelo e dignidade (soin et dignité). Sa démission intervient peu après sa retraite du Supremo Tribunal Federal (STF), où il siégeait avant de rejoindre le pouvoir exécutif.
Ce départ est notable pour ce qu'il laisse derrière lui : deux propositions de sécurité critiques qui ont été rédigées sous sa direction mais n'ont pas réussi à passer au Congresso. Ces initiatives visaient à renforcer la capacité du gouvernement fédéral à coordonner les actions avec les États et les municipalités contre les factions criminelles.
Le gouvernement n'a pas encore nommé de successeur permanent. Par intérim, Manoel Almeida, le secrétaire exécutif du ministère, prendra en charge le portefeuille.
Détails de la démission et contexte
Ricardo Lewandowski a officiellement remis sa démission au président Lula le jeudi 8 janvier. Le ministre a cité des razões de caráter pessoal e familiar comme motivation principale de son départ. Cependant, la lettre de démission a également mis en lumière les difficultés opérationnelles inhérentes au rôle.
Lewandowski a écrit qu'il avait exercé les fonctions du poste avec zelo e dignidade, notant spécifiquement les contraintes sous lesquelles il opérait. Il a fait référence aux limitações políticas, conjunturais e orçamentárias comme facteurs importants influençant son mandat. Ces limitations suggèrent un environnement difficile pour la mise en œuvre des politiques au sein de l'administration actuelle.
Le parcours du ministre est enraciné dans le judiciaire. Il a pris la tête du ministère de la Justice en février 2024, près d'une année complète après sa retraite du Supremo Tribunal Federal (STF). Son passage au pouvoir exécutif a représenté un changement significatif par rapport à son rôle judiciaire précédent.
Malgré les obstacles politiques et budgétaires mentionnés, Lewandowski a maintenu qu'il avait abordé le poste avec un engagement total. Son départ marque la fin d'une période de leadership relativement courte mais intense au ministère.
Propositions de sécurité et héritage législatif
Pendant la gestion du ministère, Ricardo Lewandowski a priorisé la lutte contre le crime organisé. Son administration a rédigé et envoyé deux propositions spécifiques au Congresso pour faire face à la menace des organisations criminelles.
La première proposition était la PEC da segurança pública. Cette proposition visait à modifier la Constitution pour créer un système unique de sécurité publique. L'objectif était d'étendre les compétences du gouvernement fédéral, permettant une meilleure coordination des actions entre le gouvernement fédéral, les États et les municipalités.
La deuxième initiative était le projeto de lei Antifacção. Ce projet de loi visait à établir des peines plus sévères pour les membres des factions criminelles. Il était conçu comme un outil juridique pour intensifier la réponse de l'État face aux activités de gangs organisés.
Malgré la soumission de ces propositions, Lewandowski quitte son poste sans en voir aucune approuvée. La PEC et le projet de loi Antifacção tramitam no Congresso (sont en cours d'examen législatif). Son mandat se termine avant que ces efforts législatifs ne puissent aboutir.
Leadership intérimaire et succession
Le Ministério da Justiça est actuellement en état de transition suite à la démission de Ricardo Lewandowski. Depuis l'annonce, le gouvernement n'a pas encore révélé le nom du nouveau ministre qui prendra le relais.
En l'absence de nomination permanente, Manoel Almeida assumera les responsabilités du poste. Almeida est le secretário executivo du ministère. Il prendra le rôle par intérim jusqu'à ce que le président Lula sélectionne un successeur.
Ce dispositif intérimaire assure la continuité des opérations du ministère pendant que la recherche d'un nouveau ministre permanent se poursuit. La transition a lieu alors que les propositions de sécurité en attente attendent une action supplémentaire au sein de la législature.
"exerceu as atribuições do cargo com zelo e dignidade, consideradas as limitações políticas, conjunturais e orçamentárias."
— Ricardo Lewandowski, Lettre de démission




