Points Clés
- L'unité de gestion d'actifs et de fortune de JPMorgan détient 7 000 milliards de dollars d'actifs clients.
- La banque est la première grande société d'investissement à éliminer totalement sa dépendance aux conseillers de vote externes pour son processus de vote aux États-Unis.
- Le nouvel outil d'IA, Proxy IQ, analysera les données de plus de 3 000 assemblées générales annuelles.
- Les changements au processus de vote par procuration prendront effet complet le 1er avril.
- JPMorgan dispose d'un budget technologique de 18 milliards de dollars.
Résumé Rapide
JPMorgan Chase modifie fondamentalement sa stratégie de vote des actionnaires aux États-Unis en s'éloignant des sociétés de conseil en vote par procuration externes. La division gestion d'actifs et de fortune de la banque utilisera plutôt un outil d'intelligence artificiel propriétaire nommé Proxy IQ pour guider ses décisions de vote.
Cette transition positionne JPMorgan comme la première grande société d'investissement à éliminer complètement sa dépendance aux conseillers externes pour son processus de vote américain. La mise en œuvre est prévue pour le 1er avril, après une période de transition au premier trimestre. Avec 7 000 milliards de dollars d'actifs clients sous gestion, le pouvoir de vote de la banque influence des milliers de décisions de gouvernance d'entreprise chaque année.
Changement Stratégique Vers La Technologie Interne
La division gestion d'actifs et de fortune de JPMorgan Chase abandonne sa pratique de longue date consistant à utiliser des conseillers de vote externes pour les conseils sur le vote des actionnaires. La banque a annoncé qu'elle était « la première grande société d'investissement à éliminer totalement toute dépendance aux conseillers de vote externes pour notre processus de vote américain », selon une note interne. Ce pivot stratégique est conçu pour renforcer l'engagement de la banque à voter uniquement dans le meilleur intérêt des clients en utilisant son propre avantage informationnel.
La transition vers le nouveau système doit prendre effet complet le 1er avril, après une période de transition durant le premier trimestre de l'année. Cette décision intervient alors que la banque gère un portefeuille massif de 7 000 milliards de dollars d'actifs clients. Ce volume donne à JPMorgan un droit de vote dans des milliers de décisions actionnaires, couvrant des questions de gouvernance générales qui vont au-delà des simples questions financières.
Auparavant, la norme de l'industrie consistait à s'appuyer sur des sociétés de conseil en vote par procuration pour la collecte de données, les conseils et les recommandations de vote. Cependant, JPMorgan déplace ces fonctions en interne pour maintenir un contrôle plus strict sur le processus.
Présentation de Proxy IQ 🤖
À la place des conseillers humains externes, l'unité de gestion d'actifs et de fortune déploie une plateforme d'IA interne appelée Proxy IQ. Selon la note interne, l'outil couvrira tous les aspects du processus de vote. JPMorgan a déclaré que Proxy IQ « prolonge le haut niveau d'analyse indépendante que nos gestionnaires de portefeuille, analystes de recherche et équipes de gestion ont toujours appliqué à chaque vote ».
La plateforme utilise l'expertise interne existante de la banque pour gérer chaque détail du processus de vote, y compris :
- La sélection des données
- La sélection de la recherche
- L'analyse des critères de vote
Proxy IQ est capable d'agréger et d'analyser des données propriétaires provenant de plus de 3 000 assemblées générales annuelles. Cette capacité permet à la banque de traiter de vastes quantités d'informations en interne sans consultation externe.
Contexte Politique et Impact Sur L'Industrie
Cette décision de s'éloigner des conseillers de vote s'aligne sur le contrôle politique récent de l'industrie. L'administration Trump a signé un décret en décembre appelant à une surveillance accrue des conseillers de vote. Le décret stipulait que « Les conseillers de vote utilisent régulièrement leur pouvoir substantiel pour faire avancer et prioriser des agendas radicaux motivés par des raisons politiques ».
Deux sociétés spécifiques, Institutional Shareholder Services (ISS) et Glass Lewis, ont été nommées dans le décret et étaient auparavant utilisées par JPMorgan. Bien que JPMorgan n'ait pas explicitement cité le décret comme raison du changement, le calendrier renforce la position de la banque sur le maintien d'un contrôle indépendant sur son influence de vote.
Le PDG Jamie Dimon a précédemment souligné son engagement à remporter la course à l'armement de l'IA, soutenu par le budget technologique substantiel de la banque de 18 milliards de dollars. Cet investissement dans l'IA suggère une tendance plus large des institutions financières à ramener les opérations en interne pour tirer parti des avantages technologiques.
Conclusion
L'adoption de Proxy IQ par JPMorgan Chase marque un écart significatif par rapport aux normes de l'industrie concernant le vote des actionnaires. En utilisant l'intelligence artificielle pour remplacer les services de conseil externes, la banque vise à garantir une plus grande indépendance et une meilleure adéquation avec les intérêts des clients. À l'approche de l'échéance du 1er avril, le secteur financier observera de près pour voir si d'autres grandes sociétés d'investissement suivent l'exemple de JPMorgan dans le domaine de la gouvernance pilotée par l'IA.
« la première grande société d'investissement à éliminer totalement toute dépendance aux conseillers de vote externes pour notre processus de vote américain »
— JPMorgan Chase, Note Interne
« Proxy IQ prolonge le haut niveau d'analyse indépendante que nos gestionnaires de portefeuille, analystes de recherche et équipes de gestion ont toujours appliqué à chaque vote, utilisant la même expertise interne pour couvrir tous les aspects du processus de vote, y compris la sélection des données et de la recherche, jusqu'au plus petit détail »
— JPMorgan Chase, Note Interne
« Les conseillers de vote utilisent régulièrement leur pouvoir substantiel pour faire avancer et prioriser des agendas radicaux motivés par des raisons politiques »
— Décret de l'administration Trump




