Points clés
- En juin 1989, suite au décès de l'ayatollah Khomeini, le gouvernement a coupé les liaisons téléphoniques avec les pays étrangers
- Cette action visait à limiter la capacité des opposants intérieurs à communiquer avec l'extérieur
Résumé rapide
En juin 1989, suite au décès de l'ayatollah Khomeini, le gouvernement iranien a mis en place un blackout complet des communications en coupant les liaisons téléphoniques avec les pays étrangers.
Cette décision décisive était spécifiquement conçue pour limiter la capacité des opposants intérieurs à communiquer avec l'extérieur pendant une période de transition politique critique.
Cette mesure représentait un contrôle stratégique sur le flux d'information, démontrant l'approche de longue date de la République islamique pour gérer la dissidence politique par des tactiques d'isolation.
En coupant les lignes de communication internationales, le gouvernement a effectivement créé une barrière informationnelle entre les groupes d'opposition intérieurs et la communauté mondiale.
Le blackout des communications de 1989
En juin 1989, suite au décès de l'ayatollah Khomeini, le gouvernement a coupé les liaisons téléphoniques avec les pays étrangers.
Cette action visait spécifiquement à limiter la capacité des opposants intérieurs à communiquer avec l'extérieur.
Le timing de cette mesure a été stratégiquement choisi pendant une période d'incertitude et de transition politique.
En mettant en place cette restriction de communication, les autorités ont cherché à empêcher les groupes d'opposition de coordonner avec des soutiens externes ou de partager des informations à l'échelle internationale.
Stratégie de contrôle de l'information
La République islamique a historiquement employé diverses méthodes pour contrôler le flux d'information à l'intérieur et à travers ses frontières.
Couper les connexions téléphoniques internationales représentait une méthode directe et immédiate de restriction des canaux de communication.
Cette approche ciblait la capacité des opposants intérieurs d'atteindre les audiences internationales, les médias étrangers et les réseaux de soutien externes.
La mesure reflétait un modèle plus large de gestion de l'information conçu pour maintenir la stabilité politique pendant les périodes sensibles.
Contexte politique et impact
Le décès de l'ayatollah Khomeini a créé un vide de pouvoir significatif et un potentiel d'instabilité politique.
Pendant cette période de transition, le gouvernement considérait la communication internationale non restreinte comme une menace potentielle pour son autorité.
Les opposants intérieurs qui auraient pu chercher à tirer parti de la période de transition ont vu leur capacité à communiquer à l'extérieur sévèrement restreinte.
Le blackout a servi à la fois de mesure de contrôle pratique et d'affirmation symbolique de l'autorité gouvernementale sur les réseaux d'information.
Implications à long terme
Le blackout des communications de 1989 a établi un précédent pour les tactiques de contrôle de l'information qui seraient raffinées et adaptées au cours des décennies suivantes.
Cet événement historique illustre la priorisation constante de la République islamique pour la sécurité politique plutôt que pour l'échange ouvert d'information.
La stratégie de couper les liens de communication pendant les périodes critiques est restée un thème récurrent dans l'approche du gouvernement pour gérer la dissidence.
Comprendre ce contexte historique permet de mieux comprendre les modèles contemporains de contrôle de l'information et les restrictions numériques dans l'Iran moderne.




