Points Clés
- Un groupe de chefs religieux et un député en Gambie ont lancé des efforts pour faire annuler l'interdiction de l'excision devant la Cour suprême du pays.
- Le procès, qui doit reprendre ce mois-ci, fait suite à la mort de deux nourrissons qui ont saigné à mort après avoir subi l'excision en Gambie l'année dernière.
- Almameh Gibba, député et l'un des plaignants, a déposé un projet de loi visant à dépénaliser l'excision qui a été rejeté par le parlement du pays en 2024.
Résumé Rapide
La Cour suprême de Gambie a examiné une affaire portée par des chefs religieux et un député visant à faire annuler l'interdiction nationale de l'excision (FGM). L'action en justice est menée par le député Almameh Gibba, qui avait précédemment tenté de dépénaliser la pratique par la législation en 2024.
Cette première tentative a échoué, le parlement du pays ayant rejeté le projet de loi. L'affaire en cours est prévue pour reprendre ce mois-ci. Elle fait suite à la mort de deux nourrissons l'année dernière qui ont saigné à mort après avoir subi l'excision. Cette évolution est considérée comme faisant partie d'un mouvement plus large contre les droits des femmes.
Bataille juridique pour annuler l'interdiction de l'excision
Une procédure judiciaire importante a commencé en Gambie, portant sur l'interdiction de l'excision dans le pays. Une coalition de chefs religieux et le député Almameh Gibba ont saisi la Cour suprême pour faire annuler l'interdiction. Cette action représente un défi direct au cadre juridique établi pour protéger les femmes et les filles de cette pratique nocive.
Les plaignants visent à dépénaliser l'excision, une démarche qui fait suite à une tentative précédente de modifier la loi par la voie législative. L'affaire est actuellement en suspens et devrait continuer ses procédures dans le mois. Le défi n'est pas un événement isolé, mais il est caractérisé comme une composante d'un contrecoup mondial croissant contre les avancées des droits des femmes.
Défaite législative précédente 📜
L'affaire en cours devant la Cour suprême n'est pas le premier effort de Almameh Gibba pour modifier le statut juridique de l'excision. En 2024, le député a officiellement introduit un projet de loi au parlement national dans le but précis de dépénaliser la pratique.
Cependant, cette initiative législative n'a pas réussi à obtenir le soutien nécessaire. Le parlement a finalement rejeté le projet de loi, maintenant l'interdiction existante. Cette défaite sur l'arène législative a été suivie d'un changement stratégique vers le système judiciaire, plaçant la décision entre les mains de la plus haute cour du pays.
Contexte tragique et coût humain 💔
Les arguments juridiques pour et contre l'interdiction de l'excision se déroulent sur fond de tragédie récente. Le procès fait suite à un incident dévastateur en Gambie l'année dernière, dans lequel deux nourrissons sont décédés. Les nourrissons auraient saigné à mort directement à la suite de l'excision.
Ce résultat fatal souligne les graves risques pour la santé et les conséquences potentiellement mortelles associées à la procédure. Le timing du défi juridique, si peu de temps après ces décès, a intensifié l'attention du public et de l'international sur les procédures et les enjeux pour les citoyens les plus vulnérables du pays.
Entités clés impliquées
Le défi juridique est mené par un groupe spécifique d'individus et d'institutions. Le plaignant principal est Almameh Gibba, un député en Gambie qui a plaidé la cause de la dépénalisation. Il est rejoint par un collectif de chefs religieux qui soutiennent sa position.
De l'autre côté de la bataille juridique se trouve l'État, représenté par le parlement qui a initialement adopté l'interdiction, et la Cour suprême, qui détient désormais l'autorité d'interpréter la constitutionnalité de la loi. Le résultat de l'affaire sera déterminé par la décision du corps judiciaire sur la question.




