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Points Clés

  • Le guide concerne la configuration d'un NAS domestique FreeBSD avec un miroir ZFS (RAID1).
  • La RAM minimale recommandée pour le système est de 8 Go.
  • Le processus consiste à installer FreeBSD, à créer un pool de miroir ZFS et à configurer des jeux de données.
  • L'installation utilise l'utilitaire standard sysinstall.

Résumé rapide

Ce guide propose un guide complet pour configurer un NAS domestique basé sur FreeBSD en utilisant un miroir ZFS, qui offre une protection des données similaire au RAID1. Le processus commence par la sélection des composants matériels appropriés, en se concentrant sur ceux qui garantissent la compatibilité et les performances pour un serveur de stockage.

La phase d'installation consiste à configurer le système d'exploitation FreeBSD sur un disque de démarrage dédié, suivie des étapes critiques de création et de configuration d'un pool de miroir ZFS sur deux disques de données. Le guide conclut avec des instructions sur la création de jeux de données pour gérer efficacement les fichiers stockés, établissant ainsi une solution de stockage complète et résiliente.

Sélection et préparation du matériel

La construction d'un NAS domestique fiable commence par le choix des bons composants. Le guide recommande une carte mère avec suffisamment de ports SATA pour accueillir le périphérique de démarrage et au moins deux disques de données pour le miroir. Cela garantit une connectivité directe sans dépendre de cartes d'extension supplémentaires.

La mémoire est un autre facteur critique pour les performances du ZFS. L'article précise qu'un minimum de 8 Go de RAM est requis pour un fonctionnement stable, car le ZFS utilise la mémoire du système de manière extensive pour la mise en cache et les vérifications de l'intégrité des données. Pour le stockage, le guide conseille d'utiliser deux disques durs identiques pour former le miroir, qui contiendront les données principales.

Avant de commencer l'installation, il est essentiel de préparer le support d'installation. Une clé USB avec le programme d'installation FreeBSD est nécessaire pour démarrer le système et lancer le processus de configuration. Le guide suggère de télécharger la dernière version de FreeBSD pour garantir l'accès aux fonctionnalités les plus récentes et aux mises à jour de sécurité.

Processus d'installation de FreeBSD

L'installation commence par le démarrage de la machine cible à partir de la clé USB d'installation FreeBSD préparée. Le processus suit l'utilitaire standard sysinstall, qui guide l'utilisateur à travers plusieurs étapes de configuration. Il est important de sélectionner l'option « Install » pour commencer la nouvelle installation du système d'exploitation.

Lors de la phase de partitionnement, le guide recommande d'allouer l'intégralité du disque de démarrage au système FreeBSD. Ce disque hébergera le système d'exploitation lui-même et doit être conservé séparé du pool de stockage principal des données. Le programme d'installation demandera les ensembles de distribution ; une installation minimale est suffisante pour un serveur, en sélectionnant uniquement le système de base et le noyau.

Une fois les fichiers du système de base copiés, le programme d'installation configurera le réseau, définira le fuseau horaire et permettra la création d'un utilisateur root et d'au moins un compte utilisateur supplémentaire. Une fois ces étapes terminées, le système installera le chargeur de démarrage et demandera un redémarrage. À ce stade, le système d'exploitation de base est installé, mais le pool de stockage des données n'a pas encore été créé.

Création du miroir ZFS 🖴

Avec le système de base en cours d'exécution, l'attention se porte sur la configuration du stockage. Le guide demande à l'utilisateur d'ouvrir un terminal et d'identifier les deux disques de données qui seront utilisés pour le miroir. Cela se fait généralement à l'aide d'outils en ligne de commande pour lister tous les périphériques de bloc connectés et noter leurs identifiants, tels que /dev/ada1 et /dev/ada2.

Pour créer le pool de miroir, une commande ZFS spécifique est utilisée. La structure de la commande implique de spécifier le nom du pool, le mot-clé mirror, et les identifiants des deux disques. Par exemple, une commande pourrait ressembler à zpool create tank mirror ada1 ada2. Cela indique au ZFS d'écrire des données sur les deux disques simultanément, offrant une redondance.

Une fois la commande exécutée, ZFS créera le pool et le montera automatiquement. Le guide vérifie que l'état du pool peut être consulté pour confirmer que le miroir est actif et en bonne santé. Cette étape établit avec succès l'espace de stockage principal où toutes les données utilisateur résideront finalement, protégées contre la panne d'un seul disque.

Organisation des données avec les jeux de données

Une fois le pool principal créé, le guide recommande de créer des jeux de données (datasets) pour organiser les fichiers. Les jeux de données fonctionnent comme des dossiers mais offrent des propriétés et des instantanés indépendants. Cela permet un contrôle granulaire sur différents types de données stockées sur le NAS.

L'article suggère de créer des jeux de données séparés pour différents objectifs, tels que les médias, les documents et les sauvegardes. Cela peut être accompli avec la commande zfs create suivie du chemin souhaité, par exemple, zfs create tank/media. Chaque jeu de données est créé comme un enfant du pool principal.

En séparant les données en jeux de données distincts, les utilisateurs peuvent gérer les autorisations, les paramètres de compression et les planifications d'instantanés par catégorie. Cela finalise la configuration initiale, aboutissant à un NAS domestique entièrement fonctionnel et organisé, prêt pour le stockage de données.