Points Clés
- Les résidents dorment à l'aéroport de Fernando de Noronha pour obtenir des vols vers le continent.
- Un accord avec les compagnies aériennes Azul, Gol et Latam devrait fournir des billets à prix réduit pour les locaux.
- Le Conseil de district a demandé le soutien du Ministère public pour faire respecter l'accord.
- Azul affirme bloquer cinq sièges par vol pour les résidents et propose un système de liste d'attente.
Résumé Rapide
Les habitants de Fernando de Noronha dorment actuellement à l'aéroport de l'île dans l'espoir d'obtenir des billets d'avion vers le Brésil continental. La population locale fait face à de grandes difficultés pour acheter des vols, beaucoup ne trouvant aucune disponibilité lorsque les guichets ouvrent.
Malgré un accord existant entre le gouvernement local et des compagnies aériennes telles que Azul, Gol et Latam pour réserver des sièges à prix réduit pour les locaux, l'offre semble insuffisante. La situation est devenue si critique que certains locaux passent la nuit à l'aéroport pour tenter leur chance d'obtenir une place sur un vol.
Les responsables locaux sont intervenus, contactant les compagnies aériennes et le Ministère public pour exiger le respect de l'accord. Les résidents rapportent être incapables de rendre visite à des proches malades ou de s'occuper de questions personnelles en raison des restrictions de voyage imposées par le manque de disponibilité des vols.
Dormir au Terminal pour une Chance de Partir
Les résidents et les travailleurs de l'île ont recours au sommeil à l'aéroport dans l'espoir d'obtenir une place sur un vol vers le continent. La situation est devenue désespérée au point que certains individus passent la nuit sur le sol de l'aéroport pour être les premiers en ligne lorsque les guichets ouvrent.
Taís Souza, serveuse, est arrivée à l'aéroport à 20h35 un lundi accompagnée de sa fille. Elle a choisi de dormir sur place car elle anticipait la difficulté de trouver une place. « J'ai décidé de dormir avec ma fille car je savais qu'il serait très difficile d'obtenir une place. Si je n'en obtiens pas, j'essaierai encore. Pour qu'un endroit soit considéré comme bon, les gens doivent être bien », a-t-elle déclaré.
D'autres essaient depuis beaucoup plus longtemps. Valdenice Silva, nounou, essaie d'obtenir un billet pour se rendre sur le continent depuis une semaine. Elle a urgemment besoin de rendre visite à son père malade mais n'a pas pu quitter l'île.
Les guichets ouvrent à 10h00, mais le résultat est souvent le même : aucun billet disponible à l'achat. Francinete Flor, guide touristique, a exprimé sa frustration face au processus. « L'agent d'Azul a déjà prévenu qu'il n'y a pas de sièges et qu'il n'y a de disponibilité qu'après le 14 janvier. C'est une absurdité, c'est un manque de respect envers les résidents », a-t-elle déclaré.
Isolement et Urgences Familiales
L'incapacité à voyager cause une grande détresse pour la population de l'île, dont beaucoup ont des obligations et de la famille sur le continent. L'isolement de l'archipel fait du voyage aérien la seule option viable, transformant la pénurie de billets en une crise majeure.
Alan Luiz Florencio, assistant de maintenance, est arrivé à l'aéroport à 6h00 mais n'a toujours pas pu acheter de billet. Il a décrit la sensation d'être piégé sur l'île. « Je n'ai pas obtenu de vol. J'ai besoin de voyager pour résoudre plusieurs problèmes. Ma famille a besoin de moi. Nous sommes isolés, on dirait que nous sommes piégés sur l'île », a dit Alan.
Le fardeau émotionnel est lourd car les résidents sont coupés de leurs familles. L'incapacité de rendre visite à des proches malades ou de gérer des urgences personnelles a créé une atmosphère tendue sur l'île. La dépendance au transport aérien fait du manque de billets un problème critique pour la vie quotidienne et les liens familiaux.
Réponse Officielle et Détails de l'Accord
Le Conselho Distrital (Conseil de district) a pris des mesures pour faire face à la crise. Le président Milton Luna a confirmé que le conseil a contacté les compagnies aériennes pour exiger que le quota réservé aux résidents soit respecté.
« Nous avons contacté les compagnies aériennes afin que le quota destiné aux résidents soit respecté. Nous avons déjà demandé le soutien du Ministère public du Pernambouc. Nous avons besoin d'une solution, puisque l'avion est le seul moyen de transport pour la population », a déclaré Luna. Le conseiller Ailton Araújo Júnior estime que la responsabilité incombe à l'Administration de l'île. « Je comprends que le gouvernement de l'État doit intervenir. Il appartient à l'Administration de l'île de définir les conditions pour que les entreprises opèrent à Noronha. C'est une responsabilité de l'État », a-t-il évalué.
Concernant l'accord, Azul a déclaré qu'il maintient et respecte l'accord signé avec le Gouvernement du Pernambouc. Selon l'entreprise, cinq sièges sont bloqués sur chaque vol quotidien pour les résidents. De plus, l'entreprise propose un système de liste d'attente pour les sièges qui pourraient se libérer en raison de non-présentations.
Pendant ce temps, Gol et Latam ont été contactés concernant les difficultés rencontrées par les résidents mais n'ont pas répondu. L'Administração de Fernando de Noronha (Administration de Fernando de Noronha) a également été interrogée pour savoir si les accords sont respectés et quelles mesures peuvent être prises, mais n'avait pas répondu au moment de la publication.
« J'ai décidé de dormir avec ma fille car je savais qu'il serait très difficile d'obtenir une place. Si je n'en obtiens pas, j'essaierai encore. Pour qu'un endroit soit considéré comme bon, les gens doivent être bien. »
— Taís Souza, Serveuse
« L'agent d'Azul a déjà prévenu qu'il n'y a pas de sièges et qu'il n'y a de disponibilité qu'après le 14 janvier. C'est une absurdité, c'est un manque de respect envers les résidents. »
— Francinete Flor, Guide Touristique
« Je n'ai pas obtenu de vol. J'ai besoin de voyager pour résoudre plusieurs problèmes. Ma famille a besoin de moi. Nous sommes isolés, on dirait que nous sommes piégés sur l'île. »
— Alan Luiz Florencio, Assistant de Maintenance
« Nous avons contacté les compagnies aériennes afin que le quota destiné aux résidents soit respecté. Nous avons déjà demandé le soutien du Ministère public du Pernambouc. Nous avons besoin d'une solution, puisque l'avion est le seul moyen de transport pour la population. »
— Milton Luna, Président du Conseil de district
