📋

Points clés

  • Le Tribunal suprême reprend les procès en février 2026.
  • La Première chambre jugera l'affaire Marielle Franco en février.
  • La Cour examinera la portée des mécanismes de for privilégié.
  • Il y a 346 actions pénales en phase finale concernant les actes du 8 janvier.
  • La Cour décidera de la validité de la loi sur l'abus d'autorité de 2019.

Résumé rapide

Le Tribunal suprême est prévu pour reprendre les activités judiciaires début février 2026 après les congés de fin d'année. Au cours des premiers mois de l'année, la Cour devrait analyser une série de procédures pénales et d'actions ayant un impact politique, économique et social important.

La Première chambre se concentrera sur les grands dossiers pénaux. En février, la chambre est prévue pour juger l'action pénale concernant la mort de la conseillère Marielle Franco. En mars, les juges analyseront le procès concernant les irrégularités dans l'utilisation des amendements parlementaires attribués aux députés du PL. La chambre poursuivra également le jugement des actions pénales relatives aux actes du 8 janvier 2023.

La Cour plénière devrait aborder plusieurs questions constitutionnelles. Celles-ci incluent la portée du for privilégié, le blocage potentiel des applications de messagerie pour non-respect des ordonnances judiciaires, et l'existence de relations de travail pour les chauffeurs et livreurs basés sur des applications. De plus, les juges examineront l'application de la loi d'amnistie aux crimes de l'époque de la dictature et les recours contre la réforme de la sécurité sociale de 2019.

Procédures pénales dans la Première chambre

La Première chambre du Tribunal suprême concentrera une part importante du rôle pénal au début de 2026. Le calendrier inclut des affaires de premier plan impliquant la violence politique, la corruption et les attaques du 8 janvier.

Affaire Marielle Franco

En février, la chambre est prévue pour juger l'action pénale contre ceux impliqués dans la mort de la conseillère Marielle Franco. Ce procès représente une étape critique dans la procédure judiciaire concernant son assassinat.

Amendements parlementaires et actes du 8 janvier

En mars, les juges analyseront le procès traitant des irrégularités dans l'utilisation des amendements parlementaires attribués aux députés du PL. De plus, la chambre poursuivra le jugement des actions pénales relatives aux actes du 8 janvier 2023, lorsque les sièges des Trois Pouvoirs ont été envahis et vandalisés.

Selon un rapport publié à la fin de 2025, il y a 346 actions pénales en phase finale de traitement et autres 98 inculpations en stage de défense préliminaire. La majorité d'entre elles visent des personnes accusées d'avoir financé les actes.

Procès d'Eduardo Bolsonaro

La chambre jugera également l'action pénale contre Eduardo Bolsonaro. Il est accusé par le Parquet général (PGR) d'avoir tenté d'interférer, depuis l'étranger, dans le jugement d'un procès impliquant son père, l'ancien président Jair Bolsonaro. Le député licencié est déjà devenu défendeur, et le collège décidera s'il sera condamné ou acquitté.

For privilégié et régulation numérique

La Cour plénière devrait reprendre les jugements concernant la portée du for privilégié et la régulation des plateformes numériques. Ces décisions définiront les limites de l'immunité des autorités et les pouvoirs du judiciaire sur les entreprises technologiques.

Modifications du for privilégié

La Cour pourrait reprendre le jugement des appels qui détaillent la portée du for privilégié, un mécanisme constitutionnel qui accorde à certaines autorités le droit d'être jugées pour des crimes communs dans les tribunaux supérieurs. Le rapporteur de l'affaire, le juge Gilmar Mendes, a voté pour que les procès impliquant d'anciennes autorités retournent aux tribunaux où ils ont commencé à être traités initialement. Il a également proposé des critères pour définir l'application du for lorsqu'une autorité occupe des postes successifs avec des prérogatives de for différentes instances.

Blocage des applications non conformes

La Cour pourrait également juger des actions débattant de la possibilité pour le Judiciaire de déterminer le blocage national d'applications de messagerie, telles que WhatsApp et Telegram, lorsque les plateformes ne fournissent pas les données demandées dans les enquêtes pénales. La discussion implique l'interprétation du Cadre civil de l'Internet, qui prévoit des sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas les règles concernant le stockage et le partage des enregistrements des utilisateurs. Le point central est de savoir si le blocage total du service peut être appliqué comme peine.

Règles du travail de l'économie des plateformes

Un autre jugement attendu concerne l'existence - ou l'absence - d'une relation de travail entre les chauffeurs, les livreurs et les plateformes numériques, un débat connu sous le nom d'« uberisation ». L'affaire se poursuit avec une répercussion générale, ce qui signifie que le Tribunal suprême établira une interprétation qui devra être suivie par les autres instances judiciaires. Le jugement était prévu pour la fin de 2025 mais a été reporté pour attendre les négociations au Congrès concernant un projet de loi sur le sujet.

Crimes historiques et sécurité sociale

L'agenda du Tribunal suprême couvre également les affaires historiques de droits de l'homme et l'examen de la législation sur la sécurité sociale. Ces affaires impliquent des questions juridiques complexes concernant les limites de l'amnistie et la mise en œuvre des réformes récentes.

Loi d'amnistie et crimes de la dictature

Les juges analyseront les appels débattant de l'application de la loi d'amnistie aux crimes commis pendant la dictature militaire qui, selon les actions, ont des effets permanents jusqu'à ce jour - comme la dissimulation de cadavres et les disparitions forcées. La Cour décidera si la loi est compatible avec les traités internationaux sur les droits de l'homme, tels que le Pacte de San José da Costa Rica. Les affaires en cours d'analyse incluent le meurtre de l'ancien député Rubens Paiva et les crimes survenus pendant la guérilla de l'Araguaia. Ces procédures portent également une répercussion générale.

Recours contre la réforme de la sécurité sociale

La Cour pourrait également délibérer sur des actions contestant des points de la réforme de la sécurité sociale approuvée en 2019. Les thèmes en discussion incluent :

  • L'exigence d'un âge minimum pour la retraite spéciale, destinée aux travailleurs exposés à des agents nocifs pour la santé.
  • Les changements dans les règles de contribution à la sécurité sociale pour les fonctionnaires retraités atteints de maladies graves ou invalidantes, y compris la fin des exemptions partielles.

Loi sur l'abus d'autorité

Un autre point de l'agenda en suspens implique la validité de la loi sur l'abus d'autoritéAlexandre de Moraes, n'a pas encore de date prévue pour sa présentation.