Points Clés
- Le CTO de Blackstone, John Stecher, est diplômé de l'Université du Wisconsin-Madison en 2001.
- L'inscription en informatique à l'Université du Wisconsin-Madison est passée de 260 en 2001 à environ 2 500 à l'automne 2025.
- Selon le National Center for Education Statistics, les diplômes en informatique ont augmenté de 115 % au cours des deux dernières décennies.
- Blackstone a mis en place un « système de parrainage » pour associer les ingénieurs débutants à des collègues expérimentés.
Résumé Rapide
Le directeur de la technologie de Blackstone, John Stecher, a partagé son point de vue sur l'état évolutif de l'ingénierie logicielle de niveau débutant. Il soutient que bien que les diplômés d'aujourd'hui soient nettement plus talentueux que les générations précédentes, ils font face à un obstacle unique : un manque de mentorat accessible.
Stecher, diplômé de l'Université du Wisconsin-Madison en 2001, contraste l'environnement actuel avec ses propres débuts de carrière. Il note que le domaine est passé d'une quête de niche à une voie professionnelle grand public, entraînant une augmentation du nombre de talents mais une diminution des opportunités pour les ingénieurs juniors de prendre possession du code.
Un paysage « totalement différent »
Lorsque John Stecher a obtenu son diplôme en informatique en 2001, l'industrie était très différente. Il décrit la profession comme ayant la réputation d'être une voie professionnelle « ultra-nerd » adaptée uniquement aux « personnes super introverties ». Apprendre à coder nécessitait une étude personnelle importante, souvent impliquant des livres physiques.
Aujourd'hui, l'accessibilité de l'information a changé la façon dont les ingénieurs apprennent. Stecher note qu'au lieu de « sortir des livres », les ingénieurs modernes « font simplement une recherche sur Google, ou demandent à Claude comment le faire ». Cette facilité d'accès a contribué à la popularité du domaine.
La croissance des majeures en informatique est quantifiable. Stecher souligne qu'à l'Université du Wisconsin-Madison, l'inscription en informatique est passée d'environ 260 étudiants en 2001 à environ 2 500 à l'automne 2025. Cela reflète les tendances nationales ; les données du National Center for Education Statistics indiquent une augmentation de 115 % des diplômes de premier cycle en informatique et sciences de l'information délivrés entre 2001 et 2022.
Le paradoxe du talent 🚀
Malgré le marché du travail encombré, Stecher affirme que la qualité des ingénieurs débutants est plus élevée que jamais. Il décrit les ingénieurs en début de carrière avec lesquels il travaille comme possédant des « ensembles de compétences insensés ». Il admet qu'il est « soufflé chaque année » par les capacités des nouvelles recrues.
Stecher a comparé son propre niveau de compétence de 2001 à celui des diplômés d'aujourd'hui, déclarant : « Il n'y avait aucune chance que j'obtienne un emploi. Quand je regarde les compétences que certaines de ces personnes possèdent aujourd'hui, c'est complètement différent de ce que j'étais. »
Cependant, ce haut niveau de compétence technique coexiste avec un marché du travail en contraction. Comme la majeure est maintenant beaucoup plus grand public, la concurrence pour les postes de débutant s'est intensifiée.
Le déclin de l'apprentissage 🤖
Bien que les exigences techniques de base restent similaires, Stecher soutient que la méthode pour acquérir de l'expérience a changé. Il identifie un manque de programmes de « mentorat et d'apprentissage » comme un problème critique. Par le passé, les entreprises assignaient aux nouvelles recrues des tâches comme l'écriture de tests fonctionnels, ce qui les forçait à comprendre et à s'approprier des composants spécifiques d'un système plus large.
L'essor des outils d'IA a automatisé beaucoup de ces tâches fondamentales. Stecher note que « beaucoup d'outils d'IA peuvent le faire pour vous », supprimant les points d'entrée traditionnels pour les développeurs juniors pour interagir avec les bases de code.
Cette automatisation crée un manque de connaissances pratiques. Sans le besoin de tests manuels ou de codage de base, les nouveaux ingénieurs perdent l'opportunité de construire une compréhension profonde de l'architecture du système par la méthode essai-erreur.
La solution du « système de parrainage » 💡
Pour contrer l'érosion de l'apprentissage pratique, Blackstone a mis en place une stratégie spécifique. Stecher a révélé que l'entreprise utilise un « système de parrainage » qui associe les ingénieurs débutants à des collègues plus expérimentés.
Ce système a un double objectif. Premièrement, il fournit le mentorat qui manque autrement dans le flux de travail automatisé. Deuxièmement, il enseigne une compétence cruciale nouvelle : vérifier les sorties de l'IA. Alors que les outils prennent en charge plus de travail de codage, les ingénieurs doivent apprendre à décomposer les problèmes logiques et à remettre en question les résultats lorsque les outils fournissent des réponses incorrectes.
Stecher souligne que le système de parrainage aide les ingénieurs juniors à apprendre « quand l'IA a raison et quand ce n'est pas le cas ». Il conclut que cette capacité à évaluer de manière critique les outils automatisés est un « ensemble de compétences très important que les gens doivent acquérir et avec lequel travailler ».
« Il y a définitivement un changement. »
— John Stecher, CTO de Blackstone
« Je suis soufflé chaque année. Il n'y avait aucune chance que j'obtienne un emploi. Quand je regarde les compétences que certaines de ces personnes possèdent aujourd'hui, c'est complètement différent de ce que j'étais. »
— John Stecher, CTO de Blackstone
« Maintenant, vous faites simplement une recherche sur Google, ou vous demandez à Claude comment le faire. »
— John Stecher, CTO de Blackstone
« C'est un ensemble de compétences très important que les gens doivent acquérir et avec lequel travailler. »
— John Stecher, CTO de Blackstone
