Points Clés
- Le procureur général Gali Baharav-Miara a saisi la Cour suprême.
- La pétition exige que le Premier ministre Benjamin Netanyahu explique pourquoi il n'a pas révoqué le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir.
- Le procureur général allègue que le ministre abuse systématiquement de ses pouvoirs.
- Le ministre Ben Gvir a répondu au procureur général en l'appelant « escroc » et en déclarant qu'il se moquait d'elle.
Résumé Rapide
Le procureur général Gali Baharav-Miara a officiellement saisi la Cour suprême concernant le mandat du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir. La procédure judiciaire exige que le Premier ministre Benjamin Netanyahu fournisse une explication sur sa décision de ne pas révoquer le ministre de son poste au gouvernement.
La pétition soutient que le ministre s'est livré à un abus systématique de ses pouvoirs. En outre, le procureur général affirme que le Premier ministre n'a pas pris de mesures suffisantes pour remédier à ces abus allégués. Cette démarche intensifie la tension croissante entre l'institution juridique et la direction politique concernant la conduite ministérielle.
La pétition du procureur général
Le procureur général a franchi une étape importante en saisissant directement la Cour suprême. Le cœur de la pétition se concentre sur les actions du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir. Selon la procédure judiciaire, le ministre est accusé d'abus systématique de ses pouvoirs alors qu'il est en fonction.
L'argument juridique présenté suggère que le Premier ministre est responsable de la conduite de ses ministres. La pétition affirme que Benjamin Netanyahu n'a pas suffisamment traité les préoccupations soulevées concernant le comportement du ministre. En déposant cette pétition, le procureur général cherche une supervision judiciaire pour obliger le Premier ministre à justifier le maintien du ministre au gouvernement.
Réponse de Ben Gvir
En réponse à l'action judiciaire et aux accusations portées contre lui, le ministre Itamar Ben Gvir a publié une déclaration directe et incendiaire à l'égard du procureur général. La réaction du ministre a été caractérisée par des insultes personnelles plutôt que par une réfutation juridique détaillée des allégations.
Le ministre Ben Gvir s'est adressé directement à Gali Baharav-Miara, déclarant : « Escroc, je me moque de toi. » Cette réponse met en lumière le profond fossé entre le ministre et les autorités juridiques chargées de superviser la conduite du gouvernement.
Implications politiques et juridiques
La pétition déposée par le procureur général place le Premier ministre dans une position juridique précaire. La Cour suprême est désormais impliquée dans un différend concernant la gestion interne du cabinet et les critères de révocation d'un ministre du gouvernement. La cour sera probablement amenée à déterminer si la décision du Premier ministre de ne pas licencier le ministre constitue un échec à respecter les normes juridiques.
Cette confrontation souligne la lutte continue entre les différentes branches du gouvernement israélien. L'affaire Ben Gvir sert de point de mire pour les débats sur la responsabilité ministérielle et les limites du pouvoir exécutif. L'issue de l'examen de la Cour suprême pourrait établir un précédent pour les futures interactions entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif concernant les nominations et les révocations ministérielles.
Conclusion
La pétition soumise par Gali Baharav-Miara à la Cour suprême représente un tournant critique dans la relation entre le système juridique et le gouvernement. En exigeant que Benjamin Netanyahu explique son refus de licencier Itamar Ben Gvir, le procureur général teste les limites de l'autorité du Premier ministre.
La réponse du ministre, qui comprenait le fait d'appeler le procureur général « escroc », suggère que le conflit est peu susceptible de se résoudre sans une intervention judiciaire significative. Alors que la Cour suprême examine la pétition, le paysage politique reste tendu, le statut du ministre de la Sécurité nationale étant en suspens.
« Escroc, je me moque de toi »
— Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale




