Points clés
- Les ressortissants étrangers arrivant en Russie pour le travail, les études ou d'autres motifs dépassant 90 jours devront passer un dépistage médical pour le VIH et les stupéfiants dans les 30 jours suivant leur entrée.
- La législation proposée introduit des amendes pour non-conformité allant de 25 000 à 50 000 roubles, remplaçant le système actuel où certains migrants disposent de jusqu'à 90 jours pour se conformer avec des pénalités plus faibles.
- Les établissements de santé doivent télécharger les résultats du dépistage dans un registre numérique centralisé dans les 24 heures suivant leur réalisation, créant une base de données en temps réel pour les autorités.
- Le ministère de l'Intérieur et Rospotrebnadzor utiliseront ces données numériques pour identifier et expulser rapidement les étrangers diagnostiqués avec des conditions médicales dangereuses.
Résumé rapide
Les ressortissants étrangers prévoyant de séjourner en Russie pour des périodes prolongées feront bientôt face à des règles sanitaires nettement plus strictes dans le cadre d'une nouvelle proposition législative. Le projet de loi, soumis à la Douma d'État, vise à réformer le système actuel de dépistage médical pour les expatriés.
En vertu des nouvelles règles, les migrants séjournant plus de 90 jours devront subir des tests obligatoires pour le VIH et les stupéfiants dans un délai strict d'un mois. Cela représente un changement majeur par rapport aux protocoles existants, qui permettent à certaines catégories de migrants jusqu'à trois mois pour effectuer ces contrôles. La proposition introduit également de lourdes sanctions financières pour non-conformité et établit une nouvelle infrastructure numérique pour surveiller les risques sanitaires publics.
Délais et sanctions resserrés
Le cœur de l'initiative législative se concentre sur la réduction du délai pour les contrôles de santé obligatoires. Actuellement, certains groupes de travailleurs et d'étudiants étrangers sont autorisés à obtenir des certificats médicaux dans les 90 jours suivant leur arrivée. Le nouveau projet de loi réduit cette période à seulement 30 jours.
Pour assurer le respect, le projet de loi introduit de substantielles sanctions financières dissuasives. Les étrangers qui ne respectent pas le nouveau délai seront soumis à des amendes comprises entre 25 000 et 50 000 roubles. C'est une augmentation nette par rapport aux pénalités actuelles, qui plafonnent à 5 000 roubles pour des violations similaires. La législation est soutenue par des députés de toutes les factions parlementaires, signalant un fort soutien politique.
Le champ d'application de l'exigence couvre les étrangers entrant en Russie pour :
- L'emploi et les activités professionnelles
- L'enseignement universitaire ou scolaire
- Les permis de résidence à long terme
- D'autres motifs dépassant 90 jours
Système de suivi numérique
Au-delà des exigences de dépistage physique, la proposition impose une mise à niveau technologique de la gestion des données médicales. Les organisations médicales seront légalement obligées de télécharger les résultats des tests dans un registre numérique spécialisé.
Le calendrier pour cette saisie de données est agressif : les résultats doivent être publiés dans le système dans les 24 heures suivant l'examen. Cela crée une base de données centralisée et en temps réel accessible aux agences gouvernementales.
L'objectif principal de cette numérisation est de rationaliser le processus de surveillance. En ayant un accès immédiat aux données de santé, les autorités peuvent identifier instantanément les menaces potentielles pour la santé publique. Le système est conçu pour faciliter l'expulsion opérationnelle des personnes diagnostiquées avec des conditions jugées dangereuses pour la population.
Application et expulsion
Les données collectées via le nouveau registre numérique seront partagées entre les principaux organismes gouvernementaux. Plus précisément, le ministère de l'Intérieur (MVD) et Rospotrebnadzor (l'agence de surveillance de la santé des consommateurs) seront les agences principales utilisant ces informations.
Avec un accès direct à l'état de santé de la population étrangère, ces agences seront habilitées à prendre des mesures administratives rapides. Le système est explicitement conçu pour permettre l'identification rapide et l'expulsion subséquente des étrangers reconnus comme ayant des conditions médicales dangereuses.
Le mécanisme vise à garantir que les individus présentant un risque sanitaire pour la population russe soient retirés du pays de manière efficace.
Ce changement représente un passage d'une approche réactive à une approche proactive en matière de sécurité sanitaire publique concernant la main-d'œuvre étrangère et la population étudiante.
Contexte législatif
Le projet de loi est actuellement dans le processus législatif, ayant été officiellement introduit à la Douma d'État. Il reflète une tendance plus large de durcissement des réglementations entourant le travail et la résidence étrangers dans la région. En standardisant le processus de contrôle médical et en numérisant les résultats, le gouvernement cherche à combler les lacunes qui auraient pu exister sous les délais précédents, plus cléments.
L'implication de plusieurs factions parlementaires suggère que le projet de loi est susceptible de passer avec une opposition minimale. Il aborde à la fois les préoccupations de santé publique et l'efficacité administrative, deux priorités pour la session législative en cours. La transition vers une exigence de 30 jours et la mise en place de lourdes amendes marquent un changement définitif dans le paysage réglementaire pour les migrants.
Perspectives
Si promulguée, la loi modifiera fondamentalement les conditions d'entrée pour les visiteurs de long terme en Russie. La combinaison de délais stricts, d'amendes élevées et de surveillance numérique crée un cadre rigoureux pour la régulation sanitaire des migrants.
Les migrants potentiels et les résidents actuels devraient se préparer à une transition vers le nouveau système. La disponibilité immédiate des données de santé pour le MVD et Rospotrebnadzor entraînera probablement un traitement plus rapide des décisions de résidence liées à la santé. Cette législation annonce une nouvelle ère de responsabilité et de surveillance sanitaire pour la population étrangère en Russie.
Questions fréquemment posées
Qui est concerné par les nouvelles règles de tests médicaux ?
La législation cible les ressortissants étrangers qui prévoient de séjourner en Russie pendant plus de 90 jours pour des motifs tels que le travail, les études ou la résidence. Ces individus devront subir un dépistage médical dans les 30 jours suivant leur arrivée.
Quelles sont les conséquences de la non-conformité avec la nouvelle loi ?
L'échec à réaliser le dépistage médical obligatoire dans le délai imparti entraînera des amendes allant de 25 000 à 50 000 roubles. De plus, les étrangers présentant des conditions médicales dangereuses identifiées par le dépistage risquent l'expulsion.
Comment les données médicales seront-elles gérées sous le nouveau système ?
Les organisations médicales sont tenues de télécharger les résultats du dépistage dans un registre numérique centralisé dans les 24 heures. Ce










