Points clés
- L'appartement s'étend sur 85 mètres carrés et se trouve à quelques pas du Palais Royal historique, au cœur de Paris.
- Gorka Postigo est un photographe de 47 ans originaire de Madrid, en Espagne, qui a établi sa vie et son travail à Paris.
- Le photographe s'est d'abord installé à Paris en 2017, mais est retourné à Madrid pour s'occuper de sa mère, décédée en 2018.
- Postigo et son partenaire ont commencé à vivre dans l'appartement pendant la pandémie, voyageant initialement entre Paris et Madrid avant de rendre le déménagement permanent.
- La rénovation comprenait le remplacement du revêtement de sol et l'ouverture d'une porte entre le salon et la salle à manger pour améliorer la disposition.
- Postigo a choisi d'investir dans l'adaptation de l'espace existant plutôt que d'attendre indéfiniment un appartement parfait dans son budget.
Une toile de renouveau
Chaque maison raconte une histoire, mais certaines parlent plus profondément que d'autres. Pour le photographe espagnol Gorka Postigo, son appartement parisien représente bien plus qu'un simple lieu de vie — il incarne un nuevo comienzo, un nouveau départ forgé par la transformation personnelle.
Les 85 mètres carrés, nichés à quelques pas de l'iconique Palais Royal, servent à la fois de quartier de vie et de sanctuaire créatif. Il se présente comme une manifestation physique de la résilience, où l'art, le design et la mémoire s'entremêlent pour créer quelque chose de profondément personnel.
« Je me suis installé à la ville pour la première fois en 2017, mais pas dans cette maison. »
Ce voyage de Madrid à Paris, puis à nouveau retour, constitue l'arrière-plan d'une maison qui n'a jamais été destinée à être parfaite — seulement possible.
Le chemin vers Paris
La relation de Postigo avec Paris a commencé en 2017, lorsqu'il a d'abord déménagé dans la capitale française. Cependant, ce premier déménagement a été interrompu par des obligations familiales. La santé déclinante de sa mère a nécessité son retour à Madrid, où il est resté jusqu'à son décès en 2018.
L'ère de la pandémie a apporté une seconde chance. Tout en travaillant à Paris, Postigo et son partenaire ont découvert l'appartement qui deviendrait leur maison. Ils ont commencé une période de transition, faisant la navette entre les deux villes tout en construisant leur vie en France.
La décision finale est intervenue lorsque Postigo a vendu son bien à Madrid. Plutôt que de maintenir deux résidences, il s'est pleinement engagé envers Paris, louant l'appartement et rendant le déménagement permanent. Cela s'est produit il y a environ trois ans, marquant le chapitre définitif de son voyage transcontinental.
L'emplacement s'est avéré significatif — assez proche du Palais Royal pour se sentir au centre, tout en possédant le caractère nécessaire pour devenir une véritable maison.
« Ce n'était pas parfait, mais j'ai tout de suite vu les possibilités. Et j'ai pensé qu'il valait mieux investir dans l'adaptation de cette maison que d'attendre un idéal que je ne trouverais pas, du moins au prix que je pouvais payer. »
— Gorka Postigo, Photographe
La vision plutôt que la perfection
L'appartement que Postigo a trouvé n'était pas une vision immédiate de perfection. Lorsqu'il a franchi la porte pour la première fois, l'espace ressemblait peu à son état actuel. Pourtant, il a vu un potentiel là où d'autres auraient vu des problèmes.
« Ce n'était pas parfait, mais j'ai tout de suite vu les possibilités. Et j'ai pensé qu'il valait mieux investir dans l'adaptation de cette maison que d'attendre un idéal que je ne trouverais pas, du moins au prix que je pouvais payer. »
Cette philosophie pragmatique a guidé son approche. Postigo comprenait qu'attendre l'espace parfait au prix juste pouvait signifier attendre indéfiniment. Au lieu de cela, il a choisi d'investir dans la transformation.
La stratégie de rénovation était à la fois pratique et transformatrice :
- Remplacement complet du sol sur toute la surface
- Ouverture d'une porte entre le salon et la salle à manger
- Création d'un meilleur flux et d'une meilleure lumière naturelle
- Préservation du caractère inhérent de l'appartement
Ces changements ne visaient pas à créer quelque chose de totalement nouveau, mais plutôt à révéler le potentiel caché de l'appartement. Comme le note Postigo, l'espace avait simplement besoin d'« un poco de cariño » — un peu d'amour et de soin.
Un festival hédoniste
L'appartement achevé reflète la philosophie de Postigo selon laquelle chaque maison devrait être un miroir intime de son propriétaire. L'espace est devenu ce que la description originale appelait un « festival hédoniste de philias » — une célébration des passions personnelles et des obsessions esthétiques.
En tant que photographe, Postigo apporte naturellement son œil artistique à la curation de son espace de vie. L'appartement fonctionne comme une galerie pour son travail, un studio pour sa créativité et un refuge pour sa vie personnelle. Les objets, les photographies et les expériences de vie se mélangent sans effort.
Les 85 mètres carrés sont utilisés de manière réfléchie, équilibrant les espaces publics et privés. La connexion ouverte entre le salon et la salle à manger facilite à la fois les réceptions et la vie quotidienne, créant un environnement qui semble spacieux malgré sa taille modeste.
Chaque choix de design sert un double but de fonction et d'expression. Ce n'est pas un appartement d'exposition, mais un espace habité qui célèbre la beauté de l'imperfection et la joie de la curation personnelle.
Le standard parisien
L'histoire de Postigo reflète une vérité plus large sur la vie à Paris : la ville exige à la fois pragmatisme et imagination. Trouver un appartement abordable près du centre-ville nécessite des compromis, mais transformer cet espace en une maison nécessite une vision.
L'emplacement près du Palais Royal place Postigo dans l'un des quartiers les plus prestigieux de Paris, mais son approche démocratise l'expérience. Il n'a pas attendu un espace parfait dans un bâtiment parfait — il a créé la perfection par sa propre vision et son propre effort.
Cet appartement de 85 mètres carrés prouve que les espaces significatifs ne naissent pas de budgets illimités ou de conditions parfaites. Ils émergent de l'intersection de l'histoire personnelle, de la vision artistique et du courage d'investir dans la possibilité plutôt que d'attendre la perfection.
Pour Postigo, Paris est enfin devenu un foyer — non pas parce qu'il a répondu à ses attentes, mais parce qu'il a pu façonner un coin pour répondre à ses besoins.
Points clés à retenir
Investir dans la transformation, pas la perfection : La décision de Postigo de rénover plutôt que de chercher indéfiniment démontre la valeur de créer son espace idéal dans des contraintes réalistes.
La maison comme récit personnel : L'appartement sert de chronique physique du voyage de Postigo à travers la perte, la transition et le renouveau.
L'emplacement compte, mais la vision compte plus : Bien que l'adresse du Palais Royal soit prestigieuse, c'est la rénovation réfléchie qui rend l'espace spécial.
La vie artistique est accessible : L'œil d'un photographe pour la composition et les détails peut transformer n'importe quel espace en une maison digne d'une galerie, quelle que soit sa taille ou son état initial.
« Je me suis installé à la ville pour la première fois en 2017, mais pas dans cette maison. »
— Gorka Postigo, Photographe
Questions fréquentes
Qui est le photographe présent dans cet appartement parisien ?
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