Points Clés
- Des chercheurs canadiens de Citizen Lab ont identifié des artefacts forensiques cohérents avec le logiciel Cellebrite sur des appareils saisis par les autorités jordaniennes.
- Le logiciel aurait été utilisé pour déverrouiller les téléphones des manifestants arrêtés pour avoir publié du contenu critique concernant la guerre à Gaza sur les réseaux sociaux.
- Cellebrite est une entreprise israélienne qui fournit des solutions de forensique numérique aux agences de police du monde entier.
- L'enquête met en lumière le rôle de Citizen Lab, basée à l'Université de Toronto, dans la découverte de pratiques de surveillance numérique au Moyen-Orient.
- Les autorités jordaniennes ont ciblé des citoyens organisant des manifestations via les réseaux sociaux, conduisant à la saisie et à l'analyse de leurs appareils numériques.
Des traces numériques découvertes
Une organisation de recherche canadienne a identifié l'utilisation de technologies forensiques israéliennes dans les poursuites contre des manifestants politiques en Jordanie. Les résultats suggèrent que Cellebrite, un puissant logiciel de piratage de téléphones, a été déployé sur des appareils saisis par les autorités répondant à la dissidence.
L'enquête se concentre sur l'arrestation de personnes critiques de la guerre à Gaza. Alors que les publications sur les réseaux sociaux ont déclenché l'action gouvernementale, les preuves numériques recueillies contre ces manifestants ont été scrutées pour leurs origines et méthodes.
Les résultats de l'enquête
Des chercheurs de Citizen Lab, basée à l'Université de Toronto, ont annoncé la découverte d'artefacts de forensique numérique sur des téléphones confisqués par les forces de sécurité jordaniennes. Ces artefacts sont cohérents avec la signature du logiciel Cellebrite Universal Forensic Extraction Device (UFED).
Ce logiciel est largement utilisé par les agences de police du monde entier pour contourner le chiffrement et extraire des données des téléphones mobiles. Dans ce contexte spécifique, la technologie aurait été utilisée pour déverrouiller les appareils saisis aux manifestants.
- Les appareils ont été pris à des individus publiant du contenu critique sur la guerre à Gaza.
- L'analyse forensique a révélé des traces du logiciel d'extraction.
- La technologie provient de l'entreprise israélienne Cellebrite.
- Les résultats ont été publiés par Citizen Lab, basée au Canada.
Le contexte des manifestations
Les arrestations ont eu lieu dans un contexte de manifestations publiques généralisées en Jordanie concernant le conflit à Gaza. Les autorités jordaniennes ont agi contre des citoyens qui utilisaient les plateformes de réseaux sociaux pour exprimer leur dissidence et organiser des manifestations.
En ciblant les communications numériques de ces individus, l'État a effectivement comblé le fossé entre l'expression en ligne et la manifestation physique. L'utilisation d'outils forensiques avancés indique une approche sophistiquée de collecte de preuves dans les cas impliquant une dissidence numérique.
L'article « La Jordanie a utilisé des outils forensiques israéliens dans les poursuites contre les manifestants de la guerre à Gaza - rapport » est paru d'abord dans The Times of Israel.
Technologie et surveillance
Cellebrite est une entreprise israélienne connue pour ses solutions d'extraction de données, utilisées par les forces de police, les agences de renseignement et les unités militaires du monde entier. Le logiciel peut contourner les fonctionnalités de sécurité des smartphones, permettant l'accès aux messages, aux photos et aux données de localisation.
La présence de ce logiciel sur des appareils en Jordanie met en lumière la portée mondiale de la technologie de surveillance. Elle démontre comment les outils développés pour les forces de l'ordre peuvent être appliqués dans des contextes politiques pour surveiller et poursuivre la dissidence.
- Le logiciel contourne le chiffrement et la sécurité des appareils.
- Extrait des données, y compris des messages, des photos et des contacts.
- Utilisé par les forces de l'ordre dans plus de 100 pays.
- Provenant d'une entreprise technologique israélienne.
Implications internationales
Cette révélation met en lumière Citizen Lab, basée au Canada, une organisation dédiée à l'investigation de l'espionnage et de la surveillance numériques. Leur analyse forensique fournit les preuves techniques liant le logiciel aux appareils saisis.
Cet incident souligne la complexité des dynamiques géopolitiques en jeu. Il implique l'intersection de la technologie israélienne, de la politique intérieure jordaniennes et des capacités de recherche canadiennes, toutes convergeant autour du problème sensible des manifestations concernant la guerre à Gaza.
Points Clés
Les preuves présentées par Citizen Lab confirment l'intégration d'outils forensiques avancés dans le processus juridique jordanien concernant les manifestants politiques. Cela marque une instance significative de surveillance numérique ayant un impact sur la dissidence civile.
Alors que l'utilisation de cette technologie devient plus répandue, l'examen de son application et la transparence de son utilisation par les acteurs étatiques resteront probablement un domaine de préoccupation crucial pour les chercheurs et les défenseurs des droits humains.
Questions Fréquemment Posées
Quelle technologie spécifique a été utilisée par les autorités jordaniennes ?
Les autorités jordaniennes ont utilisé le logiciel de piratage de téléphones Cellebrite. Il s'agit d'un outil forensique développé par une entreprise israélienne conçu pour contourner les fonctionnalités de sécurité des appareils mobiles et extraire des données.
Qui a mené l'enquête sur ces pratiques ?
L'enquête a été menée par Citizen Lab, un groupe de recherche canadien basé à l'Université de Toronto. Ils se spécialisent dans l'analyse de la surveillance numérique et des menaces de cybersécurité.
Quel était le contexte des arrestations ?
Les arrestations visaient des individus publiant du contenu critique sur les réseaux sociaux concernant la guerre à Gaza. Ces publications étaient liées à des manifestations organisées en Jordanie, incitant le gouvernement à agir contre les organisateurs.
Quelles sont les implications de ces découvertes ?
Les découvertes suggèrent une utilisation sophistiquée de la forensique numérique pour poursuivre la dissidence politique. Cela soulève des inquiétudes concernant l'intersection du commerce international de technologies, de la surveillance et des droits humains dans le contexte des conflits régionaux.










