Points Clés
- L'impôt sur la fortune proposé en Californie imposerait une taxe unique de 5 % sur les actifs des résidents dont la valeur nette dépasse 1,1 milliard de dollars.
- David Sacks, qui a cofondé Craft Ventures avec Bill Lee, s'est installé dans la région d'Austin en décembre, potentiellement pour éviter l'impôt.
- Les cofondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ont déjà déplacé les entités qui leur sont liées hors de Californie avant toute échéance fiscale potentielle.
- La Californie accueille actuellement plus de milliardaires que tout autre État des États-Unis.
- La proposition d'impôt nécessite l'approbation des électeurs en novembre et ferait probablement face à des défis juridiques immédiats si elle était adoptée.
- Le gouverneur Gavin Newsom, un candidat potentiel à la présidence de 2028, dénonce la proposition depuis des mois, avertissant qu'elle pourrait chasser la richesse de l'État.
Résumé Rapide
À l'occasion du Forum Économique Mondial de Davos, le tsar de l'IA David Sacks a lancé un avertissement sévère sur l'impôt sur la fortune proposé en Californie, le qualifiant de « saisie d'actifs » plutôt que d'impôt. Ce capital-risqueur de longue date et milliardaire a averti que si la mesure était approuvée, elle marquerait le début de quelque chose de « très nouveau et différent » aux États-Unis.
La proposition, connue sous le nom de « Loi des Milliardaires », imposerait une taxe unique de 5 % aux résidents de Californie dont la valeur nette dépasse 1,1 milliard de dollars. Bien que l'impôt n'ait pas encore été approuvé, il a déjà déclenché un mouvement significatif parmi les résidents les plus riches de l'État, certains déplaçant leurs actifs pour éviter une éventuelle responsabilité fiscale.
Avertissement de Davos
Sacks, qui sert de tsar de l'IA pour la Maison Blanche et a cofondé Craft Ventures avec Bill Lee, a exprimé ses critiques en marge du Forum Économique Mondial. Ses commentaires reflètent une inquiétude croissante au sein de l'industrie technologique concernant l'impact potentiel de l'impôt proposé.
« Ce n'est pas un impôt, c'est une saisie d'actifs », a déclaré Sacks à CNBC.
Le capital-risqueur a souligné que la mesure représente plus qu'un simple changement de politique. Selon Bloomberg, Sacks lui-même est un milliardaire qui pourrait être soumis à l'impôt s'il devenait loi.
Son installation dans la région d'Austin en décembre, annoncée par Craft Ventures, est intervenue avant toute mise en œuvre fiscale potentielle, suggérant une prise de conscience précoce de la trajectoire de la proposition.
« Ce n'est pas un impôt, c'est une saisie d'actifs. »
— David Sacks, tsar de l'IA
Portée et Impact
La législation proposée créerait un impôt de 5 % sur les actifs des résidents de Californie dont la valeur nette dépasse 1,1 milliard de dollars. Les résidents dont la valeur nette se situe entre 1 milliard et 1,1 milliard de dollars feraient face à un impôt plus faible et progressif.
Bien que Sacks ait reconnu que la proposition est actuellement limitée dans son étendue, il a soutenu qu'elle représente un précédent dangereux.
« Ce n'est pas une fois pour toutes. C'est une première fois », a déclaré Sacks. « Et s'ils s'en sortent, il y aura une deuxième fois et une troisième fois. »
Cet avertissement survient alors que la Californie reste l'État abritant le plus de milliardaires. L'impôt n'a pas encore été approuvé, les partisans continuant de recueillir des signatures pour soumettre la question aux électeurs en novembre.
Exode des Milliardaires
Même avant un vote, la proposition a incité à l'action certains des résidents les plus riches de l'État. Les cofondateurs de Google Larry Page et Sergey Brin ont déplacé les entités qui leur sont liées hors de Californie avant l'échéance.
Cependant, tous les milliardaires ne fuient pas. Le PDG de Nvidia Jensen Huang a publiquement déclaré qu'il ne quitterait pas l'État malgré l'impôt potentiel.
L'impôt sur la fortune affronte plusieurs obstacles avant de devenir loi :
- Le recueil de signatures doit répondre aux exigences de seuil
- Une majorité d'électeurs doit l'approuver en novembre
- Des défis juridiques sont attendus à la suite
L'exode des personnes à très haute valeur nette a déjà suscité des inquiétudes au sein de la direction de l'État.
Conséquences Politiques
Le gouverneur Gavin Newsom a fait l'objet de critiques pour sa gestion de la proposition. Sacks a suggéré que le gouverneur mérite d'être blâmé pour ne pas s'être opposé à l'impôt plus tôt, bien que le bureau du gouverneur ait dénoncé la mesure depuis des mois.
Le gouverneur, considéré comme un candidat potentiel à la présidence de 2028, a intensifié son opposition ces dernières semaines.
« Je ferai ce que j'ai à faire pour protéger l'État », a déclaré Newsom au New York Times.
Newsom a exprimé une inquiétude particulière quant au départ des milliardaires de Californie, y voyant la validation de ses avertissements.
« C'est ma peur. C'est exactement ce que j'avais averti », a déclaré Newsom à Politico. « C'est en train de se produire. »
La tension politique met en lumière le débat plus large sur les inégalités de richesse et la fiscalité en Californie, un État avec la plus forte concentration de milliardaires du pays.
Perspectives
La « Loi des Milliardaires » représente un moment charnière dans l'approche de la Californie en matière de fiscalité sur la richesse, avec des implications qui s'étendent bien au-delà des frontières de l'État. Alors que les partisans continuent de recueillir des signatures, le débat a déjà remodelé les conversations sur la politique fiscale et la mobilité des richesses.
Les experts juridiques anticipent d'importants défis constitutionnels si la mesure atteint le scrutin et est adoptée. L'issue influencera probablement des propositions similaires dans d'autres États envisageant des impôts sur la fortune.
Pour l'instant, la proposition reste en suspens — son sort dépendant des signatures des électeurs et des décisions finales du scrutin. L'avertissement de personnalités comme Sacks et l'exode de certains milliardaires suggèrent que le débat sur la taxation des richesses extrêmes est passé du stade théorique au stade tangible.
« Ce n'est pas une fois pour toutes. C'est une première fois. Et s'ils s'en sortent, il y aura une deuxième fois et une troisième fois. »
— David Sacks, tsar de l'IA
« Je ferai ce que j'ai à faire pour protéger l'État. »
— Gouverneur Gavin Newsom
« C'est ma peur. C'est exactement ce que j'avais averti. C'est en train de se produire. »
— Gouverneur Gavin Newsom
Questions Fréquemment Posées
Qu'est-ce que l'impôt sur la fortune proposé en Californie ?
La « Loi des Milliardaires » imposerait une taxe unique de 5 % aux résidents de Californie dont la valeur nette dépasse 1,1 milliard de dollars. Les résidents dont la valeur nette se situe entre 1 milliard et 1,1 milliard de dollars paieraient un impôt plus faible et progressif. La mesure n'a pas encore été approuvée et nécessite la collecte de signatures des électeurs et l'approbation du scrutin.
Pourquoi David Sacks a-t-il critiqué la proposition ?
Sacks a qualifié la mesure de « saisie d'actifs » plutôt que d'impôt, avertissant qu'elle représente une « direction effrayante » pour le pays. Il a soutenu que même un impôt limité établirait un précédent pour de futurs impôts sur la fortune, l'appelant « une première fois » plutôt qu'un « événement unique ».
Comment les milliardaires ont-ils réagi à la proposition ?
Certains milliardaires ont déjà pris des mesures pour éviter une éventuelle responsabilité fiscale. Les cofondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ont déplacé des entités hors de Californie, tandis que le PDG de Nvidia, Jensen Huang, a déclaré qu'il ne partirait pas. Cet exode a suscité l'inquiétude du gouverneur Newsom, qui a averti que cela validait ses craintes quant à l'impact de l'impôt.
Que se passe-t-il ensuite avec la proposition d'impôt sur la fortune ?
Les partisans doivent recueillir suffisamment de signatures pour placer la mesure sur le scrutin de novembre. En cas de succès, les électeurs devront l'approuver à la majorité. Des défis juridiques sont attendus, et la proposition n'a encore été approuvée par aucun organisme gouvernemental.









