Points clés
- La présidentielle ougandaise a eu lieu jeudi sous l'ombre d'une perturbation internet majeure.
- Le pays a connu une coupure d'internet de plusieurs jours coïncidant avec la période de vote.
- Des retards généralisés ont été signalés dans les bureaux de vote, compliquant le processus électoral pour les citoyens.
- Le président de l'Ouganda est au pouvoir de manière continue depuis 1986, marquant une longue période de leadership.
- La coupure d'internet a été qualifiée par les critiques de tactique visant à saper les procédures démocratiques.
Élection au milieu de l'obscurité
La présidentielle ougandaise a commencé jeudi, le 15 janvier 2026, dans des circonstances extraordinaires. Les citoyens du pays se sont rendus aux urnes pour voter, mais le processus a été immédiatement entravé par des défis logistiques et technologiques importants.
Notamment, une coupure d'internet de plusieurs jours a été mise en place dans tout le pays. Cette obscurité numérique a suscité de vives critiques de la part d'observateurs internationaux et de défenseurs locaux qui y voient une manœuvre délibérée pour étouffer la communication et la transparence lors d'un événement démocratique crucial.
L'atmosphère de l'élection est également définie par le contexte politique du pays. Le président en place est au pouvoir depuis 1986, un mandat s'étendant sur près de quatre décennies qui a façonné le paysage politique du pays.
Obstacles logistiques
Malgré la coupure des communications électroniques, le vote a commencé dans tout le pays. Cependant, l'élection a été marquée dès le départ par des retards généralisés. Ces retards ont été signalés dans de nombreux bureaux de vote, créant des files d'attente et de la frustration chez les électeurs tentant d'exercer leur devoir civique.
La combinaison de la coupure d'internet et des retards opérationnels a créé un environnement complexe pour le processus électoral. Sans accès à la communication numérique, la coordination entre les bureaux de vote et les autorités électorales centrales a été gravement entravée.
Les causes spécifiques des retards comprenaient :
- L'ouverture lente des bureaux de vote dans diverses régions
- Les difficultés de distribution du matériel électoral
- Les difficultés de vérification des identités des électeurs sans soutien numérique
- Les goulots d'étranglement logistiques généraux affectant le calendrier
Contexte politique
L'élection se déroule dans un environnement politique caractérisé par un leadership de longue date. Le président actuel maintient le contrôle du gouvernement depuis 1986, soit plus de 39 ans.
Cette longue période de mandat a été un point central du discours politique dans le pays. La coupure d'internet est perçue par beaucoup comme une continuation des tactiques utilisées pour gérer le paysage politique et limiter les activités de l'opposition.
La coupure d'internet a été critiquée comme une tactique anti-démocratique.
L'absence d'accès à internet empêche les électeurs d'accéder à des informations indépendantes, de se coordonner avec les groupes d'opposition ou de partager des mises à jour en temps réel sur le processus de vote. Cela crée une asymétrie d'information significative qui favorise l'administration en place.
Préoccupations internationales
Les événements en Ouganda ont attiré l'attention d'organismes internationaux et de veilleurs démocratiques. Les Nations Unies et diverses organisations de défense des droits humains ont exprimé à l'occasion des préoccupations concernant l'utilisation des coupures d'internet comme outils de contrôle politique.
Couper l'internet pendant une élection est largement considéré comme une violation des droits fondamentaux. Il restreint la liberté d'expression et le droit à l'information, tous deux essentiels à un processus électoral libre et équitable.
Les principales préoccupations soulevées par les observateurs comprennent :
- L'impossibilité de surveiller les irrégularités électorales en temps réel
- La suppression des efforts de mobilisation des électeurs
- Le manque de transparence dans le processus de dépouillement
- Le risque de manipulation sans supervision externe
Le processus de vote
Malgré les défis, l'élection s'est déroulée comme prévu jeudi. Les électeurs s'alignaient dans les bureaux de vote, beaucoup attendant pendant de longues périodes en raison des retards signalés. L'acte physique de vote est resté la méthode principale de participation, car les alternatives numériques étaient indisponibles.
Le processus a été documenté par des observateurs sur le terrain, notamment Liza Kaminov, qui a rapporté les événements en cours. Le récit de la journée était un mélange de résilience et de frustration, alors que les citoyens naviguaient entre les obstacles logistiques et le manque complet de connectivité numérique.
L'élection représente un moment significatif pour le pays, testant la résilience de ses institutions démocratiques sous pression. Les résultats du vote détermineront la direction du leadership pour le mandat à venir dans un pays qui n'a connu qu'un seul président pendant la majeure partie de son histoire récente.
Perspectives
Alors que les bureaux de vote ferment et que le dépouillement commence, l'ombre de la coupure d'internet plane sur les résultats. Le manque de communication en temps réel rend difficile l'évaluation de l'intégrité du processus au fur et à mesure de son déroulement.
La communauté internationale suivra de près le résultat final et la réaction subséquente de la population ougandaise. L'utilisation d'une obscurité numérique comme outil de gestion d'une élection établit un précédent préoccupant pour les processus démocratiques à l'échelle mondiale.
En fin de compte, la présidentielle ougandaise de 2026 ne sera pas seulement mémorisée pour qui a gagné, mais pour les mesures extraordinaires prises pour contrôler le flux d'information pendant le vote. L'héritage de cet événement influencera probablement le discours politique et les libertés civiles dans la région pour les années à venir.
Questions fréquentes
Que s'est-il passé lors de la présidentielle ougandaise ?
La présidentielle ougandaise a commencé jeudi, le 15 janvier 2026, mais a été immédiatement marquée par des retards généralisés dans les bureaux de vote. De plus, une coupure d'internet de plusieurs jours était en vigueur dans tout le pays, perturbant gravement la communication et le flux d'information.
Pourquoi la coupure d'internet a-t-elle été critiquée ?
La coupure d'internet a été critiquée comme une tactique anti-démocratique. Elle a restreint l'accès des électeurs à des informations indépendantes et a empêché la surveillance en temps réel du processus électoral, soulevant des inquiétudes quant à la transparence et à l'équité.
Quel est le contexte politique de cette élection ?
L'élection se déroule dans un pays où le président est au pouvoir depuis 1986. Cette longue période de mandat a été un élément central de la politique nationale pendant près de quatre décennies.









