Points Clés
- La production de moutons et de chèvres à l'abattage a baissé de 6,3 % durant les onze premiers mois de 2025.
- Plus de 90 % du cheptel de petits ruminants du pays est élevé dans des exploitations familiales subsidiaires plutôt que dans de grandes opérations commerciales.
- La production de volailles et de porcs a augmenté en parallèle, poussée par les consommateurs à la recherche d'options de viande plus abordables.
- Le déclin de l'élevage de petit bétail est principalement dû à la hausse des coûts opérationnels et au manque de canaux de vente viables pour les petits agriculteurs.
Vue d'ensemble du changement de marché
Le secteur agricole assiste à une transformation notable des tendances de production de viande. Les chiffres récents indiquent une forte contraction du marché de l'élevage de petit bétail, concernant spécifiquement les moutons et les chèvres.
Alors que l'agriculture traditionnelle peine, une pivot clair vers des sources de protéines plus économiques remodèle le paysage industriel. Ce changement reflète des pressions économiques plus larges affectant à la fois les producteurs et les consommateurs.
Baisse de la production 📉
Entre janvier et novembre 2025, le volume de moutons et de chèvres envoyés à l'abattage a chuté de 6,3 %. Cette réduction signale une crise croissante au sein d'un secteur qui s'est historiquement appuyé sur des opérations à petite échelle.
Les données suggèrent qu'il ne s'agit pas d'une fluctuation temporaire, mais plutôt d'un symptôme de problèmes plus profonds et persistants. La réduction des nombres d'abattage a un impact direct sur l'agneau et le mouton disponibles sur le marché.
- Abattage de moutons et de chèvres en baisse de 6,3 %
- Période : janvier-novembre 2025
- Reflet des luttes industrielles continues
Causes profondes
Le ralentissement est impulsé par des problèmes structurels profondément enracinés dans le modèle actuel de l'industrie. Plus de 90 % des petits ruminants du pays sont élevés dans des exploitations familiales subsidiaires.
Ces producteurs à petite échelle font face actuellement à un environnement difficile. Ils sont écrasés par la hausse des coûts des intrants et une contraction simultanée des canaux de vente, ce qui rend de plus en plus difficile le maintien de la rentabilité et la pérennité des opérations.
Évolution du comportement des consommateurs
Alors que les effectifs de petit bétail diminuent, la tendance inverse se produit pour d'autres viandes. La production de volailles et de porcs a enregistré une augmentation marquée durant la même période.
Cette hausse est directement liée à l'évolution des habitudes des consommateurs. Les acheteurs privilégient de plus en plus des options économiques, conduisant à une transition loin des achats traditionnels d'agneau et de mouton vers des alternatives plus abordables.
Implications pour le marché
La divergence des tendances de production brosse un tableau clair d'un marché en mutation. Les difficultés des exploitations familiales subsidiaires réduisent la disponibilité de certaines viandes, tandis que la demande des consommateurs stimule la croissance des industries de la volaille et du porc.
Cela crée une boucle de rétroaction où la réduction de l'offre et les coûts élevés du petit bétail encouragent davantage les consommateurs à se tourner ailleurs, potentiellement cimentant cette nouvelle hiérarchie de marché si les problèmes structurels sous-jacents ne sont pas résolus.
Perspectives d'avenir
Les données de l'année écoulée suggèrent que le secteur du petit bétail se trouve à un carrefour critique. Sans intervention pour s'attaquer aux difficultés de coûts et de ventes auxquelles font face les petits producteurs, cette tendance à la baisse devrait se poursuivre.
Pour l'avenir prévisible, le marché semble se consolider autour de la production à grande échelle de volailles et de porcs, poussée par les réalités économiques auxquelles fait face le consommateur moyen.
Questions Fréquemment Posées
Pourquoi la production de petit bétail a-t-elle diminué ?
Le déclin est attribué à des problèmes structurels au sein de l'industrie, spécifiquement les défis auxquels sont confrontées les exploitations familiales subsidiaires. Ces petits producteurs luttent avec la hausse des coûts et une réduction des canaux de vente disponibles.
Quelle production de viande augmente ?
La production de volailles et de porcs a augmenté. Cette croissance est largement impulsée par un changement de comportement des consommateurs, car les gens choisissent de plus en plus ces viandes en raison de leurs prix inférieurs par rapport à l'agneau et au mouton.
Quel est le rôle des exploitations familiales dans ce secteur ?
Les exploitations familiales subsidiaires sont la colonne vertébrale de l'industrie du petit bétail, représentant plus de 90 % de tous les moutons et chèvres. Par conséquent, leurs difficultés économiques ont un impact massif sur les chiffres globaux de production.










