Points Clés
- Nuria Gato est une technicienne de laboratoire de 28 ans qui vit avec le psoriasis depuis ses années scolaires.
- Elle fait partie du tiers des patients diagnostiqués avec cette affection avant l'âge de 18 ans.
- Son diagnostic n'a pas été immédiat, reflétant un retard courant dans l'identification du psoriasis chez les jeunes patients.
- Elle a subi un rejet social important à l'école et au lycée, où ses camarades évitaient de la toucher.
- La maladie s'est manifestée par des lésions sur ses paumes durant l'enfance et par des squames sur son front à l'adolescence.
- Elle décrit son parcours émotionnel comme un passage de la malédiction constante de soi à un état de sosiego, ou calme.
Un parcours d'acceptation
La transition de la colère à l'acceptation est profonde, en particulier pour ceux qui vivent avec des affections chroniques. Pour Nuria Gato, une technicienne de laboratoire de 28 ans, ce parcours a défini une grande partie de sa vie. Son histoire offre un aperçu des réalités émotionnelles et sociales de la gestion du psoriasis depuis un jeune âge.
Aujourd'hui, en regardant avec clarté, elle se souvient que ses années scolaires étaient marquées par un sentiment d'altérité. Bien qu'elle soit l'enfant unique chéri de parents dévoués, le monde extérieur la traitait souvent comme quelque chose à craindre ou à éviter.
Enfance et rejet
Durant ses années formatrices à l'école et au lycée, Nuria Gato a eu le sentiment d'être traitée comme un "bicho raro", ou une créature étrange. Ce sentiment ne naissait pas d'un manque d'amour familial, mais des réactions de ses pairs. La nature visible de sa condition rendait l'intégration sociale difficile.
Les manifestations physiques de la maladie créaient des barrières dans les interactions quotidiennes. En tant qu'enfant, des lésions apparurent sur les paumes de ses mains, conduisant ses camarades à éviter de la toucher entièrement. Plus tard, à l'adolescence, la maladie évolua, avec des squames de psoriasis commençant soudainement à peupler son front.
- Les pairs évitaient le contact physique à cause des lésions aux mains.
- Elle a ressenti le poids des regards jugements pendant ses années d'adolescence.
- L'apparence de la maladie a changé de manière significative de l'enfance à l'adolescence.
"Avant, je maudissais tout le temps d'être née ainsi. Quand je parlais du psoriasis, un nœud se formait dans ma gorge ou je pleurais."
— Nuria Gato
Le coût émotionnel
L'impact psychologique de vivre avec une affection chronique et visible était immense. Dans ses propres mots, Nuria Gato décrit une période remplie de profonde frustration et de chagrin. La lutte interne était souvent plus douloureuse que les symptômes physiques.
"Avant, je maudissais tout le temps d'être née ainsi. Quand je parlais du psoriasis, un nœud se formait dans ma gorge ou je pleurais."
Cette citation capture la profondeur de sa souffrance précoce. Elle a passé des années à maudire sa propre existence, se sentant piégée par une condition qu'elle n'avait pas choisie. La simple mention du mot "psoriasis" suffisait à provoquer un nœud physique dans sa gorge ou à la faire pleurer.
Cependant, le temps a apporté une perspective. Aujourd'hui, sa voix porte le calme de quelqu'un qui a navigué la tempête. Elle a réussi à traverser les étapes de la colère et du deuil pour arriver à un lieu de paix.
Le défi du diagnostic
L'expérience de Nuria Gato n'est pas unique. Elle fait partie d'une démographie significative : le tiers des patients diagnostiqués avec le psoriasis avant leurs 18 ans. Son cas souligne un problème critique en dermatologie pédiatrique — la fréquence du diagnostic retardé.
Identifier la maladie tôt chez les enfants et les adolescents est essentiel pour gérer à la fois les aspects physiques et émotionnels de la maladie. Pourtant, comme dans de nombreux cas similaires, le chemin vers un diagnostic définitif pour Nuria n'a pas été immédiat. Ce retard peut prolonger la période d'isolement social et de détresse émotionnelle que les jeunes patients endurent.
Les principaux défis de l'identification précoce comprennent :
- Distinguer le psoriasis d'autres affections cutanées courantes.
- Reconnaître les symptômes précoces subtils chez les enfants.
- Aborder l'impact psychologique des symptômes visibles dans les environnements scolaires.
Vivre avec le psoriasis
Aujourd'hui, Nuria Gato travaille comme technicienne de laboratoire, une profession qui exige précision et concentration. Sa capacité à gérer sa condition tout en poursuivant une carrière démontre la possibilité d'une vie pleine malgré les défis du psoriasis.
La maladie est caractérisée par l'accumulation rapide de cellules cutanées, entraînant des squames, une inflammation et des plaques. Pour des patients comme Nuria, la gestion implique de naviguer à la fois les dimensions médicales et sociales de la maladie. Son parcours de la malédiction de soi au sosiego (calme) sert de témoignage de résilience.
Son histoire souligne l'importance des systèmes de soutien et des conseils médicaux. Bien que la condition reste une réalité quotidienne, le poids émotionnel est passé d'un fardeau à un état d'acceptation.
Points Clés
L'histoire de Nuria Gato illustre l'interaction complexe entre la santé physique et le bien-être émotionnel. Son parcours de l'isolement de l'enfance au calme de l'âge adulte offre des perspectives précieuses sur la vie avec une affection chronique.
Pour les familles et les individus confrontés à des diagnostics similaires, son expérience souligne que, bien que le chemin soit difficile, l'acceptation est possible. L'identification précoce reste cruciale, tout comme l'abord du coût émotionnel que les conditions visibles peuvent prendre sur les jeunes.
En fin de compte, son récit est un récit de force. Il prouve que, bien que le psoriasis puisse façonner les expériences d'une personne, il n'a pas nécessairement à définir son avenir.
Questions Fréquemment Posées
Qu'est-ce que le psoriasis ?
Le psoriasis est une affection auto-immune chronique qui provoque l'accumulation rapide de cellules cutanées. Cela entraîne des squames, une inflammation et des plaques rouges et squameuses sur la peau.
À quel âge le psoriasis peut-il se développer ?
Le psoriasis peut se développer à tout âge, mais il apparaît fréquemment au début de l'âge adulte. Cependant, une part importante des patients, comme Nuria Gato, sont diagnostiqués avant l'âge de 18 ans.
Comment le psoriasis affecte-t-il la santé émotionnelle ?
La nature visible du psoriasis peut conduire au rejet social, au harcèlement et à une faible estime de soi, en particulier chez les enfants et les adolescents. Cela entraîne souvent une détresse émotionnelle, incluant la colère, la tristesse et l'anxiété.
Le diagnostic précoce du psoriasis est-il important ?
Oui, le diagnostic précoce est crucial pour gérer les symptômes physiques et aborder l'impact psychologique. Identifier la maladie chez les enfants et les adolescents peut aider à atténuer l'isolement social et la souffrance émotionnelle.










