Points Clés
- L'Autorité de la concurrence italienne a ouvert deux enquêtes distinctes sur les opérations mobiles d'Activision Blizzard, propriété de Microsoft.
- Les régulateurs affirment que Diablo Immortal et Call of Duty: Mobile utilisent des conceptions d'interface trompeuses qui incitent les joueurs à dépenser de l'argent réel par des rappels constants et des offres à durée limitée.
- Les enquêtes examinent si les packs de monnaie virtuelle masquent les coûts réels et si les paramètres de contrôle parental sont trop permissifs pour les joueurs plus jeunes.
- Les autorités italiennes scrutent également les violations potentielles des droits des consommateurs de l'UE, y compris le droit de rétractation de 14 jours pour les achats numériques.
- Un joueur aurait dépensé 100 000 $ sur Diablo Immortal, illustrant à quel point les coûts peuvent s'accumuler rapidement dans les jeux free-to-play avec des modèles de monétisation agressifs.
Résumé Rapide
L'Autorité de la concurrence italienne a lancé deux enquêtes distinctes sur le studio de jeux Activision Blizzard, propriété de Microsoft. L'accent est mis sur les titres mobiles Diablo Immortal et Call of Duty: Mobile.
Les régulateurs affirment que ces jeux free-to-play emploient des pratiques trompeuses et agressives conçues pour stimuler les achats dans le jeu. L'autorité soutient que les jeux s'appuient sur des conceptions d'interface utilisateur trompeuses qui encouragent des sessions de jeu plus longues et plus fréquentes tout en bombardant les joueurs de rappels de dépenses.
Cette surveillance représente un défi important pour le modèle économique populaire « free-to-play ». Elle soulève des questions sur la manière dont les développeurs de jeux équilibrent la monétisation avec la protection des consommateurs dans l'Union européenne.
Les Allégations Principales
Les enquêtes se concentrent sur des tactiques de conception spécifiques présumées utilisées pour maximiser les revenus. L'AGCM soutient que les interfaces des jeux sont conçues pour créer un sentiment d'urgence et d'obligation.
Les joueurs recevraient constamment des rappels sur les objets et récompenses à durée limitée. Ces notifications apparaissent à la fois pendant le jeu et par des messages push en dehors de l'application, créant une pression persistante pour dépenser de l'argent réel.
Les préoccupations clés soulevées par les régulateurs incluent :
- Des conceptions d'interface trompeuses encourageant des sessions de jeu prolongées
- Des rappels constants sur les offres et récompenses à durée limitée
- Des notifications push atteignant les joueurs pendant et en dehors du jeu
- Des systèmes de monnaie virtuelle qui masquent les coûts réels
L'autorité a également mis en évidence des problèmes avec les packs de monnaie en jeu. Ces systèmes peuvent rendre difficile pour les joueurs de comprendre la valeur monétaire réelle de leurs achats, pouvant potentiellement conduire à des dépenses excessives.
Droits des Consommateurs & Contrôles Parentaux
Au-delà de la conception de l'interface, les enquêtes examinent les protections fondamentales des consommateurs. L'AGCM examine si les jeux violent les droits contractuels des consommateurs de l'UE.
Plus précisément, les régulateurs examinent les pratiques qui pourraient encourager les joueurs à renoncer involontairement à leurs droits. Cela inclut le droit de rétractation de 14 jours de l'UE pour les achats numériques, que les consommateurs peuvent renoncer involontairement par les conditions du jeu.
Les paramètres de contrôle parental ont également attiré l'attention des régulateurs. L'autorité a constaté que les paramètres par défaut étaient trop permissifs, notamment concernant :
- Permettre les achats dans le jeu sans restrictions
- Activer un temps de jeu illimité pour les mineurs
- Manque de mécanismes clairs de supervision parentale
Ces constatations suggèrent que les joueurs plus jeunes pourraient être exposés à des tactiques de monétisation agressives sans garanties adéquates. L'enquête pourrait conduire à des exigences plus strictes pour la vérification de l'âge et le consentement parental dans les jeux mobiles.
Le Modèle « Free-to-Play »
Les enquêtes mettent en lumière l'économie complexe des jeux mobiles modernes. Contrairement aux jeux à prix plein traditionnels comme Diablo IV, les titres free-to-play reposent sur des flux de revenus continus.
Ces jeux utilisent souvent des loot boxes et d'autres achats dans le jeu pour stimuler la monétisation. Le modèle peut brouiller la ligne entre la progression naturelle et les mécaniques de pay-to-win, où dépenser de l'argent fournit des avantages de jeu significatifs.
Les coûts potentiels peuvent être énormes. Un joueur aurait dépensé 100 000 $ sur Diablo Immortal, illustrant à quel point les dépenses peuvent s'accumuler rapidement dans ces systèmes.
Les jeux free-to-play se sont longtemps appuyés sur les loot boxes et d'autres achats dans le jeu pour stimuler la monétisation.
Ce modèle économique fait face à une surveillance croissante à l'échelle mondiale. Les régulateurs examinent si les pratiques actuelles protègent adéquatement les consommateurs contre les mécanismes de dépenses potentiellement exploitatrices.
Contexte Réglementaire
L'Autorité de la concurrence italienne opère comme un organe réglementaire clé au sein de l'Union européenne. Ses enquêtes pourraient établir des précédents pour la manière dont des cas similaires sont traités dans les États membres.
L'enquête intervient dans un contexte de préoccupation internationale croissante concernant la monétisation des jeux vidéo. Plusieurs juridictions ont déjà mis en place ou proposé des réglementations ciblant les loot boxes et les tactiques agressives de dépenses dans le jeu.
Pour Microsoft, qui a acquis Activision Blizzard en 2023, cela représente un défi réglementaire important. L'entreprise doit naviguer des exigences de conformité complexes tout en maintenant des opérations de jeu rentables.
Les enquêtes examineront si les pratiques actuelles violent les lois italiennes de protection des consommateurs. Les résultats potentiels pourraient inclure des amendes, des changements obligatoires de la conception du jeu ou de nouvelles exigences de transparence sur les prix et les conditions.
Perspectives
Les enquêtes italiennes marquent un moment critique pour les pratiques de monétisation de l'industrie du jeu. Alors que les régulateurs du monde entier examinent ces modèles, les développeurs pourraient avoir besoin de repenser fondamentalement la conception et la tarification de leurs jeux.
Des questions clés restent en suspens sur l'avenir du jeu free-to-play. Les entreprises adopteront-elles une tarification plus transparente ? Les contrôles parentaux deviendront-ils plus restrictifs ? Comment l'UE équilibrera-t-elle l'innovation avec la protection des consommateurs ?
Pour les joueurs, ces enquêtes pourraient conduire à des environnements de jeu plus sûrs et à des divulgations de coûts plus claires. Pour l'industrie, elles représentent un changement potentiel vers des stratégies de monétisation plus durables et éthiques.
Le résultat de ces enquêtes influencera probablement les approches réglementaires à travers l'Europe et au-delà, remodelant potentiellement le paysage des jeux mobiles pour les années à venir.
Questions Fréquemment Posées
Quels jeux sont enquêtés ?
L'Autorité de la concurrence italienne enquête sur deux jeux mobiles propriété de Microsoft : Diablo Immortal et Call of Duty: Mobile. Les deux sont des titres free-to-play qui reposent sur les achats dans le jeu pour les revenus.
Quelles pratiques spécifiques sont sous surveillance ?
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