Points Clés
- Un fonctionnaire à Qurna observe sa fille de huit ans, Taiba, souffrant de crises de toux violentes quotidiennes près des champs pétroliers locaux.
- Les données de santé du sud de l'Irak indiquent une augmentation significative des cas de cancer et d'asthme au cours des dix dernières années.
- Le plan complet du gouvernement vise l'élimination totale de la combustion du gaz toxique d'ici l'année 2028.
- La stratégie se concentre sur la capture et la conversion des émissions dangereuses en énergie plutôt que sur leur combustion.
La détresse quotidienne d'un père
Chaque jour, Mohammed al Maryani assiste à une scène qui lui brise le cœur. Sa fille de huit ans, Taiba, couvre soudainement sa bouche, son corps secoué par de violentes quintes de toux. Les crises sont si sévères que des larmes coulent sur son visage.
Ce n'est pas un incident isolé ou une maladie passagère. Pour ce fonctionnaire de 48 ans, c'est la dure réalité de la vie à Qurna, une ville située à quelques kilomètres seulement des immenses sites d'extraction pétrolière. L'air qu'elle respire est lourd des sous-produits de l'industrie énergétique.
C'est l'image « desgarradora » (déchirante) que ce fonctionnaire voit quotidiennement chez lui.
Le coût humain de l'extraction
La proximité des zones résidentielles avec les opérations industrielles a créé une urgence de santé publique. Qurna, située dans le sud de l'Irak, se trouve près d'un important puits de pétrole et d'une usine de traitement de gaz. La combustion constante du gaz excédentaire, connue sous le nom de torchage, libère un cocktail de toxines dans l'atmosphère.
Pour la population locale, l'impact a été cumulatif et dévastateur. Au cours de la dernière décennie, la communauté a assisté à une augmentation des maladies respiratoires et terminales.
Les principaux indicateurs de santé dans la région comprennent :
- Une forte augmentation des cas d'asthme pédiatrique
- Des taux croissants de diagnostics de cancer
- Une détresse respiratoire chronique parmi les résidents
- Une exposition quotidienne aux émissions toxiques
« C'est l'image « desgarradora » (déchirante) que ce fonctionnaire voit quotidiennement chez lui. »
— Mohammed al Maryani, Fonctionnaire
Une décennie de déclin de la santé
Les statistiques peignent un tableau sombre de la vie à l'ombre des champs pétroliers. Depuis environ 2016, les professionnels de santé du sud de l'Irak ont documenté une trajectoire inquiétante de la maladie. La corrélation entre le torchage du gaz et la santé publique est difficile à ignorer pour des familles comme les al Maryani.
Le gaz brûlant libère du dioxyde de soufre, des oxydes d'azote et des composés organiques volatils. Ces polluants se déposent dans le sol et l'eau, créant un environnement toxique qui affecte tout le monde, mais frappe les plus vulnérables — les personnes âgées et les enfants — le plus durement.
Tandis que la région repose sur d'immenses richesses énergétiques, la population locale a payé le prix en santé. Les ressources mêmes destinées à alimenter la nation ont, jusqu'à présent, compromis l'avenir de sa jeunesse.
Le pivot énergétique de 2028
En réponse à la crise grandissante, le gouvernement a annoncé une initiative transformatrice. Le plan est ambitieux : éliminer tout le torchage de gaz toxique d'ici 2028. Cette date limite marque un changement majeur dans la manière dont le pays gère ses ressources pétrolières.
Au lieu de brûler le gaz comme un déchet, la nouvelle stratégie consiste à le capturer. L'infrastructure est en cours de développement pour convertir ces émissions dangereuses en énergie utilisable. Cette approche sert un double but : protéger la santé publique et générer de l'électricité supplémentaire pour le réseau.
Cette transition représente la reconnaissance que la gestion de l'environnement et le développement économique doivent aller de pair. En arrêtant le torchage, le gouvernement espère inverser la tendance de l'augmentation des taux de maladie tout en assurant une utilisation plus efficace des ressources naturelles.
L'espoir pour l'avenir de Qurna
Pour les familles de Qurna, l'engagement du gouvernement offre un lueur d'espoir dans un paysage par ailleurs désolé. La perspective d'un avenir où Taiba peut jouer à l'extérieur sans être essoufflée est l'objectif ultime. Le plan d'utiliser le gaz plutôt que de le brûler est une étape cruciale vers la reconquête de l'environnement.
Cependant, le succès de cette initiative dépend d'une mise en œuvre rigoureuse et du respect du calendrier de 2028. Les yeux de la communauté internationale et, plus important encore, des résidents locaux, sont braqués de près.
Alors que Mohammed al Maryani continue de s'occuper de sa fille, la promesse d'un air plus pur reste une nécessité vitale. La transformation du gaz toxique en énergie n'est pas seulement un projet industriel ; c'est une bouée de sauvetage pour les enfants du sud de l'Irak.
Perspectives d'avenir
La situation à Qurna met en lumière la complexité de l'intersection entre la production d'énergie et la santé publique. L'engagement du gouvernement à mettre fin au torchage du gaz d'ici 2028 est un changement de politique significatif visant à protéger ses citoyens.
Les principaux enseignements de ce développement comprennent :
- Le lien direct entre les émissions industrielles et les crises de santé pédiatrique.
- Une stratégie nationale pour convertir les déchets dangereux en ressources énergétiques.
- Le besoin urgent de réforme environnementale dans les régions riches en pétrole.
Le succès se mesurera non seulement en mégawatts produits, mais en santé et bien-être d'enfants comme Taiba, qui méritent un avenir exempt d'air toxique.
Questions Fréquemment Posées
Qu'est-ce qui cause les problèmes de santé à Qurna ?
Les enfants et les résidents près des champs pétroliers sont exposés aux gaz toxiques du torchage, ce qui entraîne des problèmes respiratoires. Les violentes quintes de toux et l'augmentation des cas d'asthme sont directement liées à ces émissions.
Quel est le plan du gouvernement pour y remédier ?
Les autorités ont esquissé une stratégie pour arrêter la combustion des gaz sur les sites d'extraction pétrolière. L'objectif est de mettre complètement fin à ces rejets toxiques d'ici 2028.
Comment le gaz sera-t-il utilisé à la place ?
Plutôt que de torcher le gaz dans l'atmosphère, la nouvelle infrastructure le capturera et le convertira en énergie utilisable. Cela transforme un produit déchet dangereux en une ressource précieuse.










