Points Clés
- Le Guide suprême Ali Khamenei a 86 ans, est physiquement affaibli et sans successeur désigné
- 47 % des Iraniens sont nés après la révolution de 1979 et ont moins de 30 ans
- Les États-Unis imposent des droits de douane de 25 % aux pays faisant des affaires avec l'Iran
- Le rial a perdu 40 % de sa valeur avec une inflation incontrôlée
- Les manifestations se sont étendues à toutes les 31 provinces d'Iran
Résumé Rapide
Les manifestations actuelles en Iran diffèrent considérablement des mouvements précédents en raison d'une combinaison de facteurs internes et externes. Le régime fait face à une grave crise économique avec une dévaluation de 40 % de la monnaie et une inflation incontrôlée, déclenchée par les marchands du Grand Bazar.
Le Guide suprême Ali Khamenei, 86 ans, est physiquement affaibli sans successeur clair, tandis que les partenaires régionaux comme le Hezbollah et le Hamas sont affaiblis. Les manifestations, déclenchées par des problèmes économiques, ont rapidement évolué vers des demandes de changement de régime, portées par une démographie jeune où 47 % des Iraniens ont moins de 30 ans.
Le gouvernement a répondu par une répression brutale, des coupures d'internet et des arrestations massives. Pendant ce temps, l'administration américaine envisage des options militaires, la cyber-guerre et des sanctions élargies, tout en faisant pression sur d'autres nations avec des tarifs de 25 % pour les affaires avec l'Iran. Un analyste suggère que la révolution iranienne touche à sa fin, bien que l'effondrement total ne soit pas imminent.
Vulnérabilité du Régime et Crise de Leadership
La vague actuelle de manifestations trouve un régime significativement plus vulnérable que lors des mobilisations précédentes. Contrairement aux manifestations de 2009 et 2022, la République islamique est aux prises avec une grave crise économique et les séquelles d'une guerre de 12 jours avec Israël en juin.
Au cœur de cette vulnérabilité se trouve le Guide suprême Ali Khamenei, qui a 86 ans et est décrit comme physiquement affaibli. Surtout, il n'y a pas de successeur clair pour diriger le système théocratique, créant une incertitude quant à la stabilité future du régime.
De plus, le réseau régional du régime a été compromis. Les alliés clés Hezbollah et Hamas sont actuellement affaiblis, réduisant la profondeur stratégique de l'Iran et sa capacité à projeter sa puissance à l'étranger.
Les indicateurs économiques peignent un tableau sombre :
- Le rial a perdu 40 % de sa valeur
- L'inflation est incontrôlée
- Les réformes d'austérité du président Masoud Pezeshkian n'ont pas réussi à soulager la pauvreté
Ces facteurs ont combiné pour priver le régime de son levier traditionnel sur la population.
Nature des Manifestations
Tandis que la réponse initiale des forces de sécurité présente des tactiques familières — répression brutale, centaines de morts, milliers d'arrestations et blocages totaux d'internet et de téléphone — les manifestations elles-mêmes ont évolué.
Le mouvement a été déclenché par les marchands du Grand Bazar, un secteur historiquement loyal au régime depuis la révolution de 1979. Cependant, l'accent a rapidement glissé des griefs économiques et de la corruption à des demandes explicites de changement de régime.
Un changement démographique significatif est à l'origine de cette escalade. Environ 47 % des Iraniens sont nés après la révolution de 1979 et ont moins de 30 ans. Cette génération plus jeune, moins liée à l'idéologie fondatrice de la République islamique, est à l'avant-garde des manifestations.
Les jeunes manifestants envahissent activement les bâtiments d'État et brûlent les photos du Guide suprême, signalant une rupture fondamentale avec l'ordre établi. La coupure d'internet du gouvernement, destinée à isoler les manifestants, inflige en même temps des coûts élevés à une économie déjà en difficulté.
Réponse Internationale et Options des États-Unis
Les États-Unis surveillent de près la situation, le président Trump admettant qu'il analyse les événements avec beaucoup de sérieux. L'administration estime que le régime a franchi une ligne rouge en matière d'intervention en raison de la violence de sa répression.
Selon les rapports, les États-Unis préparent un ensemble d'options à présenter au président. Ces mesures potentielles incluent :
- Attaques militaires
- Utilisation d'armes cybernétiques
- Expansion des sanctions
- Fourniture d'aide en ligne aux sources anti-gouvernementales
Dans une démarche pour accroître la pression diplomatique, l'administration impose des droits de douane de 25 % aux pays qui continuent de faire des affaires avec l'Iran. Ce levier économique vise à isoler davantage le gouvernement iranien.
L'analyste Vali Nars, professeur à l'Université Johns Hopkins, note que bien qu'un effondrement total de la République islamique ne soit pas nécessairement imminent, la révolution iranienne approche de sa fin. La combinaison du désespoir économique, des lacunes générationnelles et de la perte de peur parmi la population suggère que le régime a peu de marge de manœuvre pour des réformes à court terme.
"Un effondrement total de la République islamique n'est pas nécessairement imminent, mais la révolution iranienne touche à sa fin"
— Vali Nars, Professeur de relations internationales et d'études sur le Moyen-Orient à l'Université Johns Hopkins
"avec beaucoup de sérieux"
— Donald Trump, Président des États-Unis








