Points Clés
- La Commission européenne a lancé une enquête formelle sur X concernant le déploiement de son IA Grok et la diffusion de deepfakes à contenu sexuel explicite.
- Les régulateurs examinent spécifiquement si X a échoué à atténuer les risques associés aux contenus illégaux, y compris les abus sexuels sur mineurs, lors de l'intégration de Grok.
- Cette nouvelle enquête élargit une enquête existante de 2023 sur les algorithmes de recommandation et les outils de modération de contenu de X.
- L'enquête fait suite à une amende récente de 140 millions de dollars infligée à X pour violation du Règlement sur les Services Numériques de l'Union européenne.
- La vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Henna Virkkunen, a déclaré que l'enquête déterminera si X a traité les droits des citoyens comme des « dommages collatéraux ».
- En réponse, X a réitéré son engagement pour une tolérance zéro envers l'exploitation sexuelle des enfants et la nudité non consensuelle.
Un nouveau front dans les guerres technologiques
La Commission européenne a ouvert une enquête formelle sur Elon Musk’s X concernant la gestion par la plateforme de contenus sexuels explicites générés par l'IA. Les régulateurs ont annoncé l'enquête dans un communiqué de presse, citant des inquiétudes selon lesquelles le géant des médias sociaux n'a pas pris de mesures adéquates pour empêcher la diffusion de deepfakes illégaux.
Cette enquête intervient peu après que la plateforme a été frappée d'une substantielle amende de 140 millions de dollars pour violation du Règlement sur les Services Numériques de l'Europe. Le moment place X au centre d'une tempête géopolitique croissante, alors que l'Union européenne intensifie son examen des entreprises technologiques américaines.
Les allégations principales
Au cœur de l'enquête se trouve le déploiement de Grok, le chatbot d'intelligence artificielle de X. La Commission évalue si la plateforme a pris des mesures suffisantes pour atténuer les risques associés à la diffusion de contenus illégaux lors de l'intégration de Grok dans ses services.
Plus précisément, les régulateurs s'inquiètent des images sexuelles manipulées, y compris des contenus qui pourraient constituer des matériaux d'abus sexuel sur mineurs (CSAM). La Commission a déclaré que ces risques semblent s'être matérialisés, exposant les citoyens de l'UE à de graves préjudices.
« Les deepfakes sexuels de femmes et d'enfants sont une forme violente et inacceptable de dégradation. Avec cette enquête, nous déterminerons si X a respecté ses obligations légales au titre du Règlement sur les Services Numériques [DSA], ou si elle a traité les droits des citoyens européens — y compris ceux des femmes et des enfants — comme des dommages collatéraux de son service. »
Cette déclaration a été faite par la vice-présidente exécutive de la Commission, Henna Virkkunen, soulignant la gravité des allégations.
« Les deepfakes sexuels de femmes et d'enfants sont une forme violente et inacceptable de dégradation. Avec cette enquête, nous déterminerons si X a respecté ses obligations légales au titre du Règlement sur les Services Numériques [DSA], ou si elle a traité les droits des citoyens européens — y compris ceux des femmes et des enfants — comme des dommages collatéraux de son service. »
— Henna Virkkunen, Vice-présidente exécutive de la Commission européenne
Élargissement du champ d'investigation
La nouvelle enquête n'est pas un événement isolé. La Commission européenne élargit également son enquête de 2023 sur X. Cette enquête originale portait sur l'algorithme de recommandation de la plateforme et les outils utilisés pour empêcher la diffusion de contenus illicites.
En combinant ces enquêtes, les régulateurs signalent un examen complet de la conformité de X avec la loi européenne. L'enquête scrutera l'approche systémique de la plateforme en matière de modération de contenu et les dangers potentiels posés par son intégration de l'IA.
Les enjeux sont élevés pour la plateforme de médias sociaux, qui pourrait faire face à des mesures d'exécution supplémentaires si elle est jugée en violation du Règlement sur les Services Numériques.
Un point de friction géopolitique
L'enquête arrive à un moment délicat pour les relations transatlantiques. L'Europe est déjà dans le viseur de l'administration Trump en raison de son examen réglementaire des entreprises technologiques américaines.
De plus, l'UE défie directement Elon Musk, le propriétaire de la plateforme qui exerce une influence significative sur le discours du site. Les tensions couvent depuis que X a été précédemment sanctionné pour des violations du DSA.
À la suite de l' amende antérieure de 120 millions d'euros (140 millions de dollars), Musk a publiquement critiqué l'organe réglementaire. Dans un post sur X, il a qualifié l'Union européenne de « quatrième Reich » et a soutenu qu'elle devrait être « abolie ».
Réponse officielle de X
En réponse à la nouvelle enquête, X a réitéré sa position antérieure concernant la sécurité de ses outils d'IA. L'entreprise maintient qu'elle est dédiée à maintenir un environnement sécurisé pour ses utilisateurs.
Un porte-parole de la plateforme a déclaré que X reste engagé à rendre la plateforme sûre pour tous. Ils ont souligné une politique de tolérance zéro pour certains types de contenus nuisibles.
« Nous restons engagés à faire de X une plateforme sûre pour tous et continuons d'avoir une tolérance zéro pour toute forme d'exploitation sexuelle des enfants, de nudité non consensuelle et de contenu sexuel non désiré. »
Alors que l'enquête se déroule, le résultat établira probablement un précédent significatif pour la régulation des outils d'IA sur les plateformes de médias sociaux dans le monde.
« Nous restons engagés à faire de X une plateforme sûre pour tous et continuons d'avoir une tolérance zéro pour toute forme d'exploitation sexuelle des enfants, de nudité non consensuelle et de contenu sexuel non désiré. »
— Porte-parole de X
Questions Fréquemment Posées
Que la Commission européenne enquête-t-elle ?
La Commission européenne enquête sur X pour avoir échoué à empêcher la diffusion d'images sexuelles explicites générées par l'IA, y compris des matériaux d'abus sexuel sur mineurs. L'enquête se concentre sur le déploiement par la plateforme de son outil d'IA Grok et sur la question de savoir si elle a suffisamment atténué les risques de contenus illégaux.
Pourquoi cette enquête est-elle importante ?
Cette enquête est importante car elle cible l'une des plus grandes plateformes de médias sociaux au monde et son intégration de l'IA générative. Elle met également en évidence le pouvoir réglementaire croissant de l'UE sur les entreprises technologiques américaines et fait suite à une amende récente de 140 millions de dollars infligée à la même plateforme.
Quelles sont les conséquences potentielles pour X ?
L'enquête pourrait entraîner des mesures d'exécution supplémentaires contre la plateforme. Selon les conclusions, X pourrait faire face à des amendes supplémentaires ou être tenue d'apporter des modifications significatives à ses politiques de modération de contenu et à ses stratégies de déploiement d'IA.
Comment X a-t-elle répondu aux allégations ?
X a réitéré ses commentaires précédents concernant Grok, affirmant son engagement à rendre la plateforme sûre pour tous. Un porte-parole a souligné que l'entreprise maintient une tolérance zéro envers l'exploitation sexuelle des enfants, la nudité non consensuelle et le contenu sexuel non désiré.










