Points Clés
- Jack O'Connell incarne Sir Jimmy Crystal, un chef de culte dont l'apparence et le style sont directement inspirés du présentateur télé britannique Jimmy Savile, incluant des survêtements violets et des bijoux en or.
- Jimmy Savile a travaillé pour la BBC à partir des années 1960, présentant des émissions comme "Top Of The Pops", et a été anobli en 1990 pour son travail caritatif avant d'être exposé comme agresseur sexuel après sa mort en 2011.
- Le réalisateur Danny Boyle et le scénariste Alex Garland ont conçu le personnage pour explorer les thèmes de la mémoire sélective et de la reconstruction du passé par les sociétés après une catastrophe.
- Le film se déroule dans une Grande-Bretagne post-apocalyptique où le Virus Rage a décimé le pays en 2002, créant une incertitude sur le fait que les crimes de Savile auraient été révélés dans cette chronologie alternative.
- Les disciples de Sir Jimmy Crystal adoptent une esthétique uniforme avec des survêtements violets vifs, de lourds bijoux en or et de longs cheveux blonds, reflétant la personnalité publique distinctive de Savile.
- L'introduction du personnage marque un tournant où le protagoniste Spike rejoint le culte et participe à des actes violents, menant à une confrontation avec le Dr. Ian Kelson, interprété par Ralph Fiennes.
Résumé Rapide
Le réalisateur Danny Boyle et le scénariste Alex Garland ont révélé que le personnage de chef de culte dans leur dernier film d'horreur était directement inspiré de l'une des figures médiatiques les plus controversées de Grande-Bretagne. Dans "28 Years Later: The Bone Temple", l'acteur Jack O'Connell incarne Sir Jimmy Crystal, un chef de culte charismatique mais troublant dont l'apparence et les manières évoquent délibérément l'infâme Jimmy Savile.
Le personnage apparaît à la fin de "28 Years Later", lorsque le jeune protagoniste Spike est pris en charge par un groupe de survivants dirigé par Crystal. Les parallèles visuels avec Savile sont incontestables - du nom au style distinctif du personnage et de ses disciples, qui portent des survêtements violets vifs, de lourds bijoux en or et affichent de longs cheveux blonds. Ce choix de conception délibéré sert un objectif narratif plus profond, explorant comment les sociétés se souviennent sélectivement et reconstruisent leur passé après une catastrophe.
Le Lien avec Savile
Le personnage de Sir Jimmy Crystal n'est pas une simple référence superficielle mais une exploration soigneusement élaborée de la mémoire culturelle et de ses distorsions. Jimmy Savile, qui a commencé à travailler pour la BBC dans les années 1960, était une célébrité en Grande-Bretagne pendant des décennies, présentant des émissions populaires comme "Top Of The Pops" et levant des millions pour des œuvres caritatives. Il a été anobli en 1990 pour son travail caritatif, consolidant son statut d'icône nationale.
Cependant, après sa mort en 2011, des centaines d'allégations d'agression sexuelle ont émergé, conduisant à de multiples enquêtes et à une réévaluation complète de son héritage public. Dans le monde de "28 Years Later", où le Virus Rage a décimé le Royaume-Uni en 2002, il reste incertain si les crimes de Savile ont jamais été révélés au public ou s'il est resté célébré pour sa personnalité télévisuelle excentrique.
Boyle et Garland utilisent cette ambiguïté pour créer un personnage qui existe dans un état de limbo culturel - une figure dont l'image publique a été préservée tandis que ses vérités plus sombres restent cachées ou oubliées. Cela reflète les thèmes plus larges du film sur la manière dont les sociétés construisent des récits à partir de fragments de mémoire.
"Il est autant lié à la culture pop qu'au sportswear, au cricket, au système des honneurs. Tout cela se tord dans ce souvenir partiel, s'accroche à des choses puis les recrée comme une image pour les disciples."
— Danny Boyle, Réalisateur
Conception Visuelle & Interprétation
L'interprétation de Sir Jimmy Crystal par Jack O'Connell est décrite par les cinéastes comme à la fois fascinante et profondément dérangeante. La conception visuelle du personnage intègre délibérément des éléments qui seraient instantanément reconnaissables par le public britannique familier avec l'image publique de Savile, créant un sentiment immédiat d'inconfort.
Les disciples du chef de culte adoptent la même esthétique distinctive - survêtements violets, bijoux en or et cheveux blonds - créant une identité de groupe uniforme qui évoque le style personnel excentrique de Savile. Cette cohésion visuelle sert à amplifier l'influence du personnage et la nature troublante de son entourage.
Comme Garland a décrit le personnage : "C'est un kaleidoscope, n'est-ce pas ? Une sorte de kaleidoscope déjanté et hallucinogène." Cette description capture l'effet désorientant du personnage - une figure qui existe comme un reflet déformé de la mémoire culturelle, à la fois familière et profondément erronée.
Thèmes de la Mémoire Sélective
Au-delà de la référence de surface, Boyle et Garland ont conçu le personnage pour explorer des questions plus profondes sur la manière dont les sociétés se souviennent et oublient. La franchise cinématographique, qui a commencé avec "28 Days Later" en 2002, a toujours été préoccupée par l'effondrement de la civilisation et les réponses humaines à la catastrophe.
Boyle a expliqué la résonance culturelle de la référence à Savile : "Il est autant lié à la culture pop qu'au sportswear, au cricket, au système des honneurs. Tout cela se tord dans ce souvenir partiel, s'accroche à des choses puis les recrée comme une image pour les disciples."
Garland a développé ce concept, notant comment le film reflète les anxiétés contemporaines sur les récits historiques : "La chose à propos du regard en arrière est la sélectivité de la mémoire. Elle fait du tri et elle a l'amnésie, et surtout, elle se souvient aussi mal. Nous vivons dans une époque actuellement qui est absolument dominée par un passé mal mémorisé."
"C'est un kaleidoscope, n'est-ce pas ? Une sorte de kaleidoscope déjanté et hallucinogène." - Alex Garland
Impact Narratif
L'introduction de Sir Jimmy Crystal et de ses disciples marque un tournant significatif dans la narration de "28 Years Later". Après que Spike devient l'un des disciples de Jimmy, le groupe se lance dans une virage violente qui inclut des actes horribles tels que d'écorcher la peau d'une famille qu'ils rencontrent.
Cette brutalité conduit le groupe à rencontrer le Dr. Ian Kelson, interprété par Ralph Fiennes, un personnage introduit dans le premier film. La confrontation entre le culte et Kelson représente un affrontement entre deux visions différentes de la survie post-apocalyptique - l'une construite sur une mémoire déformée et une autorité charismatique, l'autre sur des connaissances scientifiques et une clarté morale.
Garland a indiqué que "The Bone Temple" - et potentiellement un troisième film dans la trilogie prévue - continuera d'explorer comment différents groupes tentent de construire un futur basé sur ce qu'ils choisissent de se souvenir ou d'oublier du passé. Le personnage de Sir Jimmy Crystal sert de symbole puissant de la manière dont les figures culturelles peuvent être réimaginées et réutilisées pour servir de nouveaux récits, indépendamment de leur contexte original.
Perspectives
La révélation que Sir Jimmy Crystal était inspiré de Jimmy Savile ajoute une couche de commentaire culturel à ce qui pourrait autrement être une suite d'horreur directe. En ancrant le personnage dans une figure historique réelle dont l'héritage reste controversé, Boyle et Garland invitent le public à considérer comment les sociétés construisent leur mémoire collective.
L'exploration de la mémoire sélective du film semble particulièrement pertinente à une époque où les récits historiques sont con










